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Sahit Sarr Samb, directeur du Théâtre national Daniel Sorano

Sahit Sarr Samb, directeur du Théâtre national Daniel Sorano, s’est alarmé le week-end dernier du paradoxe rufisquois sur le plan culturel. «Rufisque est considérée comme une ville historique donc culturelle, et c’est justifié avec toute cette communauté d’artistes comédiens et musiciens ; mais il y a un paradoxe car, malgré tout ce potentiel, Rufisque est dans l’indigence culturelle», a soutenu M. Samb. Se voulant plus explicite, l’homme de culture a enchainé : «L’indigence culturelle, c’est que nous n’avons même pas un centre de diffusion culturelle, qui permette aux acteurs de pouvoir s’exprimer et travailler dans une perspective de création d’une économie créative. Le secteur économie créative qui est inscrit dans le programme du Pse pourrait donner du travail et des emplois aux jeunes.»
Il a appelé les autorités à des actions d’envergure pour permettre à la vieille Cité de retrouver sa «renommée d’antan dans le secteur de la culture». Selon M. Samb, la culture demeure un levier incontournable pour atteindre l’émergence. «C’est tout le sens de notre engagement. Quand on n’a pas confiance en soi et qu’on donne ce qu’on ne connait pas, on ne peut pas prétendre à l’émergence ; c’est ma conviction personnelle et cela, c’est la culture qui permet de le donner», a distillé M. Samb, par ailleurs président du mouvement Rufisque émergence culture (Rec).
Il s’exprimait à l’occasion de la 1ère édition de la journée culturelle et sociale du Rec  tenue le week-end au centre culturel Maurice Guèye. «Rufisque émergence culture  est une fusion d’anciennes associations de Rufisque œuvrant dans le secteur culturel. Nous l’avons voulu le plus inclusif possible dans un engagement beaucoup plus citoyen», a-t-il dit pour présenter  le mouvement créé en mars 2017. Plusieurs artistes rufisquois ont été décorés au cours de la journée, et près d’une centaine enrôlés à la Cmu. «C’est une corporation extrêmement fragile, d’où la nécessité de les sensibiliser pour s’inscrire à la Cmu. On a enrôlé 150 à 200 personnes avec 50% d’artistes. Le travail a été fait avec les structures départementales de la Cmu», a annoncé M. Samb en revenant sur la portée sociale de la journée du Rec.
abndiaye@lequotidien.sn

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