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On en sait un peu plus sur le procès de Lamine Diack. Le face à face entre l’ancien patron de l’athlétisme mondial (Iaaf) et les juges se tiendra les 13, 15, 16, 20, 22 et 23 janvier 2020 devant la 32e chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

Le procès Lamine Diack, poursuivi pour corruption, blanchiment et abus de confiance, se tiendra devant la 32e chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Ce procès du dirigeant sénégalais se tiendra les 13, 15, 16, 20, 22 et 23 janvier 2020. L’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), aujourd’hui âgé de 86 ans, est poursuivi pour corruption, blanchiment et abus de confiance. Le Sénégalais sera jugé avec cinq autres protagonistes mais deux seulement devraient assister aux débats : l’ancien responsable de la lutte antidopage de l’Iaaf Gabriel Dollé (corruption) et l’ancien conseiller juridique de Lamine Diack, Habib Cissé (complicité de corruption).

Massata Diack et les dirigeants russes seront absents
Le Sénégalais Papa Massata Diack (poursuivi pour corruption, blanchiment et recel d’abus de confiance), l’ancien président de la Fédération russe Valentin Balakhnichev (corruption et blanchiment) et l’entraîneur russe Alexeï Melnikov (corruption) ont également été renvoyés devant le Tribunal, mais ils restent tous trois à l’abri dans leurs pays et ne devraient pas assister à leur procès.

Lamine Diack : «Vivement ce procès !»
Retenu en France depuis quatre (4) ans contre son gré, l’ex-président de l’Iaaf a enfin brisé le silence en juillet dernier. Dans un entretien avec Jeune Afrique, Diack-père bat en brèche toutes les accusations et se dit heureux de pouvoir s’expliquer sur cette affaire. «Vivement ce procès, je vais enfin pouvoir m’expliquer.» Il a souligné que le «Sénégal [lui] manque énormément» et qu’il brûle de pouvoir rentrer voir les siens avant qu’il ne soit trop tard. Sur les faits graves qui lui sont reprochés, il précise : «je n’ai jamais demandé d’argent à qui que ce soit de ma vie», jure-t-il.
A l’annonce de la décision du Parquet national financier (Pnf) de France de requérir le renvoi de son procès devant un Tribunal correctionnel, Lamine Diack déclarait chez nos confrères de iRadio : «C’est à ça qu’on devait aboutir (renvoi en correctionnelle). Je fais face depuis plus de trois ans et demi. Maintenant, je me prépare au procès. Je suis serein», a-t-il laissé entendre, avant de remercier les Sénégalais qui lui ont témoigné un «élan de solidarité» : «J’ai vu toutes les initiatives prises en ce sens, la marche organisée, la volonté de payer la caution… Cela fait longtemps qu’ils (ses souteneurs) ne m’ont pas entendu, mais ils vont bientôt m’entendre.»
Au Sénégal, son pays, un collectif de soutien a vu le jour dès le début de ses ennuis avec la justice française, lui commettant même des avocats pour le défendre tandis que le chef de l’Etat, Macky Sall, qui n’a jamais évoqué le sujet publiquement, l’a reçu, il y a peu, en France, où l’ancien dirigeant de l’Iaaf est mis en examen depuis le mois de novembre 2015.
Rappelons que ce procès fait suite aux accusations de la marathonienne Lilya Choboukhova qui avaient abouti au déclenchement d’une vaste enquête sur un système de corruption visant à retarder la suspension d’athlètes russes contrôlés positifs.
Avec Lequipe.fr

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