PARTAGER

Pape Diouf a annoncé sa mise en examen, en personne, à RMC Sport ce samedi matin. L’ancien président de l’Olympique de Marseille confie qu’on lui reproche d’avoir embauché Thomas Deruda (en 2005), fils de Richard Deruda, lié au grand banditisme marseillais, d’avoir laissé le banditisme s’installer dans le club, ainsi que d’avoir laissé la gestion de la billetterie aux associations de supporters. Cette mise en examen fait suite à sa garde à vue de 36 heures en novembre 2014 dans le cadre de l’enquête sur des transferts présumés frauduleux dans le club phocéen.

«Un profond sentiment d’injustice»
«C’est pour moi un devoir de l’annoncer et de ne pas laisser l’amalgame s’installer», a confié Pape Diouf à RMC Sport. «Il m’a paru nécessaire d’expliquer les raisons qui ont amené à cette décision que je juge inique. Une décision qui m’a frappé d’effroi, d’indignation et d’un profond sentiment d’injustice.»
«On me reproche tout d’abord de ne pas avoir retiré les abonnements aux supporters. On sait que cette pratique a été installée depuis plus de vingt ans. Beaucoup de dirigeants sont passés au club, certains ont travaillé dans la justice et aucun n’a eu l’idée de dire que ce n’était pas conforme aux lois», commente Diouf.
«La deuxième chose qu’on me reproche, c’est d’avoir indirectement aidé à l’introduction du banditisme au club, poursuit-il. On parle d’un jeune joueur que j’ai trouvé au club, qui a bénéficié d’un contrat et n’a pas joué plus de cinq matchs à l’OM. Aujourd’hui, parce que son père est recensé, dit-on, dans le grand banditisme, les dirigeants de l’époque, dont moi, nous avons joué de complicité.»

«Si j’ai commis une erreur, c’est d’être allé à l’Om»
«C’est la recherche d’un bouc émissaire. En tout état de cause, s’il y avait des raisons, j’aurais la pudeur de ne pas me mettre devant vous pour parler de cette affaire-là. Mais j’ai beau chercher, si j’ai commis une erreur, c’est d’être allé à l’Om», dit-il.
Rmcsport

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here