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Le fondateur de l’Iseg, Mamadou Diop, a obtenu hier une liberté provisoire après avoir passé quasiment quatre mois en prison pour détournement de mineure, pédophilie et corruption de mineure.

Mamadou Diop, fondateur de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), a retrouvé la chaleur familiale en cette veille de Tabaski. Il a obtenu hier une liberté provisoire après laquelle il courait depuis plusieurs mois dans un dossier judiciaire qui a épuisé l’énorme crédit dont il jouissait. Arrêté pour détournement de mineure, pédophilie et corruption de mineure, Mamadou Diop a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Rebeuss depuis le 12 mars dernier.
Le Parquet, qui s’est à plusieurs reprises opposé à la demande de mise en liberté provisoire de Diop Iseg après celle rejetée par le juge d’instruction du huitième cabinet, n’a pas jugé nécessaire de s’opposer cette fois-ci à sa sortie de prison. La requête a été déposée par ses avocats au lendemain de son audition dans le fond par le juge d’instruction.
Cette affaire, qui avait tenu en haleine une partie de l’opinion, avait fondu la réputation du fondateur de l’Iseg. Mamadou Diop a été arrêté après une plainte de la famille de la chanteuse Dieynaba Baldé, âgée de 17 ans. Dès l’éclatement de l’affaire, il avait nié les accusations de la mineure. Avant finalement de reconnaître les faits, mais en rejetant la contrainte.
Après des mois de conciliabules, la famille Baldé s’est désistée de sa plainte. Le patron de l’Iseg avait aussi retiré la tienne pour collecte de données illicites et chantage. Evidemment, ces actes n’avaient pas éteint l’action publique qui suivait son cours.

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