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Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, qui présidait hier la cérémonie de lancement de la plateforme électronique pour l’enregistrement des entreprises à Mbour, est revenu sur la grève du Sytjust en annonçant que le gouvernement pourrait ponctionner sur les salaires des grévistes. Il a reconnu en outre que le point d’achoppement reste l’indemnité de judicature réclamée par le Sytjust.

Par Alioune Badara CISS (Correspondant)

Le garde des Sceaux est irrité par la grève du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Il promet de prendre les mesures nécessaires pour régler la situation. «Autant le syndicat a le droit de grève, autant  l’Etat a le droit de prélever les jours non travaillés», avertit Ismaïla Madior Fall qui présidait hier à Mbour la cérémonie de lancement de la plateforme électronique pour l’enregistrement des entreprises. Selon lui, l’Etat a fait des promesses pour satisfaire les doléances des travailleurs de la justice qui demandent une indemnité de judicature, l’octroi d’indemnité de logement, entre autres. Ce sont les points d’achoppement des négociations. «Mais les demandes que le syndicat a formulées ont atteint des montants extrêmement importants pour le budget de l’Etat. Nous sommes en dialogue. D’ailleurs, nous les avons reçus hier (mercredi), nous leur avons fait des propositions substantielles d’augmentation, notamment de l’indemnité de judicature de plus de 200%, mais ils ont considéré que ce n’est pas encore conforme à leur espoir», regrette M. Fall. Ferme, il ne mâche pas ses mots : «La grève commence à durer et cela a des conséquences sur les justiciables. Et il faut reconnaître que ça perturbe le fonctionnement public du service de la justice.» Même s’il estime que le mouvement de grève du Sytjust n’a pas «pu entraîner une paralysie totale du secteur de la justice».

Ismaïla Madior Fall sur la date du procès de Béthio et Cie : «Je n’en sais rien»
Le ministre de la Justice est revenu également sur l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam. Alors que certains avancent que la tenue de ce procès est prévue durant ce mois d’octobre, Ismaïla Madior Fall maintient le suspense. Interpellé sur la question, il rétorque : «Je n’en sais rien.» D’après lui, il y a un calendrier que la justice doit suivre pour vider tous les dossiers pendants. «C’est dans la presse que j’ai lu que le procès a été programmé. Mais c’est le Tribunal de grande instance, qui vient d’être installé, qui va déterminer quand est-ce aura lieu ce procès. Ce n’est pas au ministre de la Justice de le programmer», précise le garde des Sceaux.
abciss@lequotidien.sn

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