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Une cessation collective de travail, c’est ce qu’envisagent les travailleurs de la justice pour exiger la satisfaction de leurs revendications. Dans un communiqué, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) regrette le fait que les instructions données par le chef de l’Etat lors de l’audience du 5 avril dernier n’ont pas été respectées. Dans le document, ledit syndicat rappelle qu’après avoir déroulé plusieurs plans d’actions, cette audience leur avait été accordée par le chef de l’Etat qui avait «exprimé sa totale adhésion à la satisfaction des requêtes formulées par leurs plénipotentiaires». De même, les syndicalistes soulignent que le président de la République avait «promis de revenir dans un délai allant d’une semaine à dix jours». Plus de 4 mois après, ils constatent que malgré les instructions données par le chef de l’Etat au ministre de la Justice, et à son collègue délégué auprès du ministre de l’Economie, chargé du Budget, pour que chacun en ce qui le concerne s’acquitte «des modalités préalables à la prise de décisions en vue de satisfaire les doléances que lui avait exposées le Sytjust», rien de concret n’a été noté dans la mise en œuvre. Cela, regrettent-ils, «en dépit des multiples sensibilisations que le Sytjust a menées auprès des autorités». Pour eux, «cet état de fait ne laisse aux travailleurs de la justice que l’option d’une imminente cessation collective de travail en vertu du préavis de grève qu’ils avaient déposé le 22 octobre 2017 pour exiger la satisfaction de l’intégralité de leurs doléances».
dkane@lequotidien.sn

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