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Le policier Mohamed Ndao, assassiné vendredi à Moussala, a été enterré hier chez lui à Koutal. La police a ren­du un ultime hommage à un «vaillant serviteur de la Nation, un exemple de courtoisie et de professionnalisme».

Tué à Kédougou par un individu qui s’est ensuite donné la mort en se tranchant la gorge, précisément dans le village frontalier de Moussala, situé dans le département de Saraya, l‘agent de police Mohamed Ndao, 35 ans, a été enterré hier à Koutal, son village natal. La levée du corps du policier a eu lieu très tôt dans la matinée de dimanche à la morgue de l’hôpital El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack. Les autorités administratives et policières ont tenu à rendre les honneurs «à ce brave agent, mort dans l’exercice de ses fonctions». Une foule compacte de parents, d’amis et de simples citoyens a tenu, elle aussi, à être présente à la levée du corps empreinte d’émotion et de tristesse.
Hier, le commissaire Dame Touré, qui prononçait l’oraison funèbre, est revenu sur les circonstances du drame, en soulignant que l’agent de police Mohamed Ndao est mort en étant au service de sa Nation. Pour lui, cela relève d’un sens continu de l’effort et de performance individuelle porté à un degré d’exigence de soi, d’abnégation, de l’acceptation du danger et s’il le faut, du sacrifice de sa propre vie. Il insiste : «La disparition de l’agent de police Mohamed Ndao est une dure épreuve pour les hommes de tenue, en particulier les policiers. Mohamed Ndao était un vaillant serviteur de la Nation, un exemple de courtoisie et de professionnalisme.» Selon le commissaire Touré, «c’est toute l’institution policière qui se recueille devant le souvenir du sacrifice de l’agent de police Mohamed Ndao dont le courage a été salué par ses pairs». Hier, il lui a été décerné la médaille d’honneur à titre posthume dans une atmosphère pleine de solennité et d’émotion.
Par ailleurs, le père du défunt a insisté sur les qualités humaines et professionnelles de son fils «qui lui a toujours réservé soutien et respect».
Mohamed Ndao, en faction au niveau du poste frontalier de Moussala, a été surpris par un individu qui lui a planté plusieurs coups de couteau qui lui ont été fatals. C’était le 20 décembre dernier. Né à Koutal, dans la périphérie de Kaolack, il laisse derrière lui une épouse et deux enfants inconsolables.

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