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Ces propos sont extraits de la «Lettre» écrite aux Sénégalais, le 3 juillet 2011, par Karim Wade.
Il y a donc 7 ans, au summum de sa puissance, le Prince d’avant-royauté avait mesuré sa rupture fondamentale avec le Peuple sénégalais dans toutes ses composantes. Il en a souffert, surtout que le projet d’installation du royaume du Sénégal envisagé par son père avait été balayé par la grande insurrection citoyenne du 23 juin 2011. Gagné tout à la fois par la privation et la frustration, Karim Wade présente tous les signes psychologiques et cliniques, symptomatiques du syndrome de Clérambault !
Parler de Karim Wade, notamment de ses crimes économiques qui ont aggravé les souffrances collectives et poussé nos compatriotes à vivre aux confins de l’humainement acceptable, c’est égrainer un long chapelet d’inacceptables forfaitures. Pourtant, c’est ce Monsieur, à la veille de la réunion du Groupe consultatif devant examiner le financement de la Phase 2 du Plan Sénégal émergent (Pse), qui s’est adressé en des termes surréalistes, associant mensonges éhontés et accusations farfelues, aux bailleurs de fonds du Sénégal. Candidat virtuel, «jamais gagnant», Karim Meïssa Wade assume des postures et des prétentions indues que seules fondent la communication politique et la ruse politicienne propres aux vaincus et autres déchus. Au-delà des multiples contradictions qui traversent ses philippiques, c’est bien dans le cœur de ses accusations que se situe l’inanité de ses propos. De manière confuse, il évoque un thème-amiral de toute l’opposition : la Dette. Sans la chiffrer, sans la détricoter dans ses motivations et finalités, il reconfigure le «risque-pays» en ignorant ses 3 composantes majeures («fait du prince», risques souverains et risques politiques). Mais la gravité de l’interpellation se mesure au très lourd héritage que son père et lui ont légué à notre pays. Ils ont transformé le Sénégal en un immense champ de ruines et de mines, proche de l’embrasement généralisé. Ils nous ont laissé un Sénégal en pleine tension de trésorerie avec des arriérés de paiement dus aux entreprises d’un montant de 150 milliards de F Cfa. Quant à l’encours de la dette publique, il est passé de 1 022,7 milliards en 2006 à 2 741 milliards au 31 mars 2012. Le Service de la dette publique ne fut pas en reste : il atteint 6 19,7 milliards F Cfa, soit près 44% des recettes budgétaires de 2012. Ces dettes contractées pour des dépenses somptuaires éloignées des préoccupations des populations ont plombé le Pib, aggravé l’inflation, bloqué la croissance (1,7%) et surtout entraîné la hausse brutale des denrées de 1ère nécessité.
Comment quelqu’un affichant de pareilles «performances» pourrait- il pourfendre et attaquer sur cette question ? Cette ineptie se double de troublants mensonges. Il soutient, sans une once de vérité, que durant ces 2 dernières années, l’Etat du Sénégal n’a pas financé les campagnes arachidières.
Or, tirant les leçons de l’échec caractérisé de la privatisation de Sonacos Sa, l’Etat a, en 2015, renationalisé la Sonacos Sa pour être à même de mieux répondre à la demande précise des agriculteurs. Une telle orientation exigeait que fussent prises toutes les dispositions pour rendre disponible, dès le début des campagnes subséquentes, la totalité du financement requis.
Ainsi, pour la campagne de commercialisation de l’arachide en 2016/2017, la Sonacos a acheté 96 mille 024 tonnes pour une valeur de 23 milliards 797 millions 950 mille 527 F Cfa entièrement payée aux Ops (Opérateurs privés stockeurs) grâce à un financement de 75 millions Us dollars obtenus par l’Etat du Sénégal. La subvention totale versée aux huiliers pour soutenir le prix au producteur était de 9 milliards 327 millions 027 mille 760 F Cfa.
Cette remarquable prouesse a été reproduite durant la campagne de commercialisation de l’arachide en 2017/2018. La Sonacos Sa a collecté 187 mille 364 tonnes pour une valeur de 44 milliards 779 millions 652 mille 245 F Cfa.
Cette campagne a été financée par le reliquat de 20 millions 418 mille Us dollars et un complément de 60 millions Us dollars, soit 80 millions 418 mille Us dollar mis à disposition par l’Etat du Sénégal.
Tous les huiliers ont acheté une quantité de 285 mille 696 tonnes d’arachide
Mieux encore, malgré la baisse des cours mondiaux, l’Etat a maintenu le prix au producteur de 210 F Cfa/kg et la subvention versée aux huiliers pour le soutien du prix au producteur était de 17 milliards 367 millions 078 mille 570 F Cfa.
La grossièreté des mensonges de Karim Wade se vérifie également dans sa sentence burlesque et ridicule relative à l’incapacité de Macky Sall de fournir de l’électricité et à des prix revus à la baisse. Il est de notoriété publique que le plus gros échec du régime de Wade, en dépit de l’implication totale de Karim Wade, doté de pleins pouvoirs et plus de 1 000 milliards injectés, demeure l’énergie. Quant à la baisse du prix de l’électricité, tous nos compatriotes peuvent en attester : elle est factuelle, réelle. Une simple comparaison de 2 factures, avant et après février 2017, en est une preuve irréfutable. Quelqu’un qui a installé le rationnement de l’électricité sur le modèle des «économies de guerre» jusqu’à susciter les grandes «émeutes de l’électricité» qui l’ont tellement secoué au point qu’il fit appel à «Tonton» Robert Bourgi pour une intervention militaire française ne devrait pas agiter cette question. Assommés par les remarquables succès du Président Macky Sall dans le secteur de l’énergie, Karim Wade et sa fraction occulte sombrent dans le délire total. Dans une ultime accusation qui sonne comme un aveu, Karim Wade verse dans le divinatoire politicien : Macky Sall aurait pactisé avec les bailleurs de fonds autour de hausses des prix de plusieurs produits. L’usage du conditionnel invalide la certitude des propos ; le «candidat sortant» s’engage, donc dans la certitude de sa victoire ? Les élucubrations et autres conjectures de Karim Wade sont de très faible teneur et ont pour fonction de faire exister, par la communication, un zombie politique. Cette stratégie, appuyée par une clique d’inféodés intérieurs et par des réseaux de type mafieux à l’extérieur, relayée par des médias de déférence, ne saurait prospérer : les partenaires au développement lui ont répondu de la meilleure des manières. Et le Peuple sénégalais, dans son écrasante majorité, a déjà fait son choix : Macky Sall.
La Cellule d’appui à la veille stratégique (Cave) de l’Apr

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