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C’est une vaste opération de la gendarmerie de Kédougou qui a confondu 21 personnes dont le maire de Ninéfécha, le chef du Service régional des mines de Kédougou et le conservateur du parc national Niokolo Koba qui ont été placés sous mandat de dépôt hier pour atteinte au Code minier, au Code de l’environnement. Ainsi que 18 autres personnes de nationalité chinoise et ghanéenne pour exploitation illégale de l’or.

Le Parquet et la gendarmerie de Kédougou n’ont pas chômé dernièrement en mettant la main sur 15 Chinois, 3 Ghanéens et 3 Sénégalais, à savoir le conservateur du parc national Niokolo Koba, le chef du Service régional des mines de Kédougou et le maire de Ninéfécha. Ils ont été placés sous mandat de dépôt hier pour exploitation illégale de l’or. En plus, le journaliste Boubacar Tamba, correspondant de Sud Fm, a été placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête qui n’a pas fini de dévoiler tous ses secrets. Entendu, le journaliste Ibrahima Diébakhaté, correspondant de la Rfm à Kédou­gou, a été ensuite libéré en début de soirée d’hier. Le patron chinois de l’unité d’exploitation a pris la clef des champs et est activement recherché par les pandores.
Le pot aux roses a été découvert grâce aux mouvements incessants de gros engins appartenant à des Chinois qui avaient commencé à exploiter une mine d’or depuis le 24 mars dernier, «sans permis et en complicité avec les responsables précités». Ils travaillent sur deux sites dont le plus connu est situé à 3 km du village de Mandathiés, dans le parc national, niché dans la commune rurale de Ninéfecha. Les engins ont abattu plusieurs arbres sur leur passage pour se frayer un meilleur accès aux différents sites, informe le commandant de la compagnie de gendarmerie de Kédougou. «Ils ont été arrêtés et déférés au Parquet pour atteinte au Code minier, au Code de l’environnement et circulation illégale dans le parc avec de gros engins», détaille le gendarme, qui rappelle que leurs Caterpillar sont présentement sous le contrôle de la gendarmerie, qui a mis fin à un business qui rapportait gros. Selon le commandant, les Chinois récupéraient entre 600 et 800 gr d’or par semaine. Ce qui constituait, dit-il, un chiffre d’affaires compris entre 12 et 16 millions F Cfa. Question : Comment le conservateur du parc national s’est retrouvé dans cette affaire ? Le patron de la gendarmerie de Kédougou a retracé les appels du téléphonique du garde forestier qui sommait l’équipe chinoise de quitter l’aire de Niokolo Koba «parce que le ministre (de l’Environnement) est en visite dans la région».
Aujourd’hui, la gendarmerie poursuit ses investigations pour démanteler tout le réseau. «L’enquête va se poursuivre dans la région pour identifier et arrêter toutes les entreprises chinoises qui exploitent illégalement de l’or. Par ailleurs, toute autre personne qui aurait bénéficié d’un sou de cette entreprise chinoise sera arrêtée par la gendarmerie», a affirmé le commandant de la compagnie de gendarmerie de Kédougou.
Il faut savoir qu’avant cette vague d’arrestations, la gendarmerie avait saisi des pirogues et machines de dragage appartenant à des Maliens au village de Kabatéguinda, sur les rives du fleuve Gambie. Ces derniers avaient fini de polluer toute l’eau du fleuve en utilisant des produits toxiques comme le mercure.

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