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Le torchon brûle entre le chef de village de Tenkoto, Bambo Cissokho, et l’Infirmier chef de poste (Icp) de sa localité, Abdou Kalé Camara. Scandalisé par la situation que traverse leur collègue, le Syndicat national des travailleurs de la santé (Snts), section de Kédougou, a tenu un point de presse pour exprimer son courroux face au comportement «irresponsable» de M. Cissokho. Avant d’interpeller les autorités sur les risques qui pèsent sur l’Icp. Selon le secrétaire général de la section syndicale de Kédougou, Der Cissé, «en octobre 2015, le chef de village, Bambo Cissokho, avait proféré des menaces à l’endroit de l’infirmier chef de poste». Pourquoi ? «Cela faisait suite à un bras de fer l’opposant au sieur Cissokho. Ce dernier voulait vaille que vaille faire quitter un agent dépositaire du poste pour imposer son fils», répond le syndicaliste.
Devant les agitations, menaces et «accusations mensongères» du chef de village de Tenkoto qui reprochait, entre autres, à l’Icp une mauvaise gestion financière et du personnel, le syndicat est monté au créneau pour battre en brèche toutes ces «fausses allégations». «Nous tenons à souligner que ces infirmiers au service quotidien des populations ne sont ni  des objets ni des disciples encore moins des esclaves que l’on peut manipuler à tour prix et proférer des menaces en les accusant sans fondement», prévient Der Cissé. Inquiète de la situation de leur collègue, la section syndicale de Kédougou a exhorté les autorités administratives et sanitaires à garantir la sécurité du personnel paramédical pour leur permettre d’exercer leur profession en toute responsabilité et quiétude. Aussi, le syndicat invite tous les infirmiers et sages-femmes des différents postes de santé à s’approprier cette lutte et rester vigilants.
L’on a tenté de joindre à maintes reprises le chef de village de Tenkoto pour recueillir sa version. Sans succès.
msdiallo@lequotidien.sn

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