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La section régionale de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal (Aniides) Kédougou réclame la mise en place d’un ordre, le paiement de la dette due aux hôpitaux et la régularisation du personnel communautaire.

«Santé pour tous, soins infirmiers, santé mondiale et couverture sanitaire universelle.» C’est le thème retenu lors de la Journée mondiale des infirmiers, qui a été un moment de recueil de doléances. A Kédou­gou, les infirmiers revendiquent l’instauration d’un ordre réitéré par Der Cissé, président de la section de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal (Aniides) de Kédougou. Il estime que cela va «contribuer» fortement à «l’organisation et la structuration» de la profession infirmière, mais aussi et surtout permettre la «prise en charge et le traitement spécifique des besoins des infirmiers».
Dans cette région enclavée, reculée et accidentée, le travail des infirmiers dans la prise en charge des besoins sanitaires des populations est considérable, vu les efforts colossaux qu’ils déploient «avec peu de mo­yens». Alors que «tous les pays du monde se doivent par nécessité de trouver une solution pour permettre aux personnes d’avoir accès à des soins appropriés et à des prix raisonnables», explique M. Cissé, qui rappelle que le défi des Etats africains reste le financement de la santé «pour améliorer de manière notoire la santé des populations, c’est-à-dire transformer les conditions de vie des populations mais aussi leur vie. Il faut un engagement politique fort pour y arriver». Que faire pour concrétiser le slogan «santé pour tous» ? «Il y a des préalables à régler. Il s’agit du recrutement d’un personnel qualifié en suffisance, d’améliorer les conditions de travail et de vie du personnel sanitaire et faire le suivi des agents pour leur éviter de rester des mois sans salaire. Il faut aussi la dette que l’Etat doit aux hôpitaux, ayant trait à la gratuité des soins des enfants de 0 à 5 ans, la césarienne et du plan sésame, soit payée. Le non-paiement de cette dette de plus de 2 ans met à genoux nos structures sanitaires», informe Der Cissé.
Par ailleurs, le président de la section de Kédougou de l’Asso­ciation nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal rappelle que ces recettes permettent de payer le personnel communautaire des structures de santé. «La rupture de médicaments à Kédougou s’explique parfois par ce fait», explique M. Cissé, qui a interpellé l’Etat du Sénégal sur les arriérées de salaire du personnel sanitaire recruté dans le cadre du Plan cobra et du Plan national de développement sanitaire (Pnds), le renouvellent du parking de la logistique roulante compte tenu de l’Etat du terrain. «Nous déplorons fortement le parachutage noté dans le secteur alors qu’il y a un personnel paramédical qui attend depuis des années d’être recruté. Pour preuve, cette année dans toute la région de Kédougou il n’y a eu que 3 recrutements dans la Fonction publique. Il s’agit de 2 infirmiers et d’un médecin», précise M. Cissé.
Correspondant

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