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Une grande quantité de riz risque d’être perdue dans la rizière de la ferme 2 du Gie Koba club de Kédougou, faute de moissonneuse-batteuse.

Tous les efforts consentis par le Gie Koba club de Kédougou risquent de tomber à l’eau si l’Etat n’intervient pas. Les grandes quantités de riz attendues des exploitations de ce groupement de femmes sont en péril, faute de moissonneuse-batteuse et du fait de feux de brousse précoces. Les cultures de riz sont en phase de maturation. Et Mme Aïssatou Aya Ndiaye, présidente du Gie, et ses collaboratrices ne comptent que sur leurs mains pour récolter la large surface emblavée cette année. Ce qui constitue une grande équation pour ces braves femmes. «Notre véritable problème, c’est la moisson du riz. Nous ne pouvons pas récolter nos champs avec nos mains. Nous demandons à l’Etat et à tous les partenaires de nous aider à avoir une moissonneuse-batteuse pour que tout ce travail abattu par mère Aya Ndiaye ne soit pas tombé à l’eau», a plaidé Adja Kadidiatou Doucouré, porte-parole des femmes du Gie Koba club.
Saër Ndao, le gouverneur de la région de Kédougou, informé de la situation, s’est rendu aux rizières des femmes pour faire le constat. «Nous avons vu les champs. Il s’agit d’une superficie de 80 ha qui a été emblavée. Et là, il faut des engins, du matériel agricole pour récolter ces champs. C’est pourquoi nous allons faire tout notre possible avec le ministre de l’Agriculture et la Sodagri pour qu’on puisse positionner une moissonneuse-batteuse pour faciliter les travaux champêtres», a promis M. Ndao. Il précise : «Notre plaidoyer c’est que les gens diminuent l’orpaillage pour augmenter l’agriculture. Nous voulons que les gens allient les deux, faire de l’orpaillage pendant 6 à 7 mois et pendant l’hivernage qu’ils aillent travailler dans les champs. L’agriculture et l’élevage sont deux leviers qui devraient permettre de pousser Kédougou vers le développement.»
Il y a quelques années de cela, le Gie Koba club a perdu d’importantes quantités de riz à cause des feux de brousse précoces. Le même scénario risque de se reproduire si l’Etat ne réagit pas. La divagation des animaux constitue également un casse-tête pour Mme Aya Ndiaye et ses collaboratrices.

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