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L’occupation de la voie publique pose problème à Kédougou. Les chauffeurs de véhicules gros porteurs ont fini d’ériger l’anarchie en règle. Ils occupent et stationnent abusivement sur la voie publique sous le regard impuissant des autorités locales.

L’occupation de la voie pu­blique pose un réel problème à Kédougou. Les populations ne cessent de se plaindre du comportement insouciant et ir­responsable des camionneurs qui ont fini de semer le désordre le long du corridor qui traverse la ville. Exprimant son courroux face à cette situation, Eli Paul Biagui n’y va pas par le dos de la cuillère. «Les gros porteurs stationnent n’importe comment le long de la route nationale numéro 7. Nous qui sommes en face de cet axe souffrons le martyr.» Mieux, ajoute le sieur Biagui, «il n’y a aucune réglementation et c’est le laisser-aller total. On a même des difficultés pour se garer devant chez nous, faute de place». Les gros porteurs ne laissent aucun espace libre. Nuit et jour, la voie publique est occupée par ces derniers.
Devant cette anarchie et indiscipline routières qui ne manquent pas de rendre étroite la route et de causer des accidents de circulation, les populations interpellent les autorités locales, administratives et sécuritaires pour rétablir l’ordre et permettre aux gens de circuler librement en toute tranquillité. C’est en se sens que Mor Ndiaye, chargé de la communication d’une Ong locale, lance : «Les autorités municipales, administratives et policières doivent agir pour mettre fin à cette situation qui ne doit pas perdurer.» D’ail­leurs, pour pallier cette anarchie, le sieur Ndiaye esquisse des pistes de solutions. Selon lui, les autorités municipales doivent «mettre en place un parking pour les gros porteurs» pour éviter l’occupation illégale de la voirie. Mieux, pour la sécurité des personnes, notre interlocuteur interpelle la police et la gendarmerie.
A l’en croire, ces corps doivent se «saisir» de la situation et rétablir l’ordre. La situation est pareille au village de Mako, sis à 45 km de Kédougou, sur l’axe Tambacounda. Cette localité a fini par être transformée en parking, pour ne pas dire en site de stationnement dédié aux gros porteurs, pour la plupart des camions maliens. Devant le mutisme «coupable» des autorités municipales qui laissent faire, les populations se demandent s’il n’y a pas anguille sous roche. Sinon, cette situation constitue un manque à gagner pour les collectivités locales qui pourraient renflouer leurs faibles caisses à partir des frais de stationnement. Pour y voir plus clair, on a tenté de joindre l’édile de la ville, Mamadou Cissé, en vain. Sa première adjointe, en l’occurrence Astou Diagne Cissé, est injoignable. Son téléphone ne répond pas. En tout état de cause, dans un contexte de lutte contre les accidents de la circulation, une pareille situation ne peut être tolérée au risque d’annihiler les efforts du gouvernement en matière de protection des usagers.
msdiallo@lequotidien.sn

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