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La production industrielle de l’or dans la région de Kédougou a connu une hausse en 2018. De 7,27 tonnes en 2017, elle est passée à 12,57 tonnes en 2018, selon les autorités qui prenaient part, la semaine dernière, au Comité régional de développement (Crd) sur le partage des résultats du rapport 2018 du Comité national Itie, tenu à Kédougou.

Kédougou a abrité la semaine dernière un Comité régional de développement (Crd) sur le partage des résultats du rapport du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie) portant sur l’année fiscale 2018. A cette occasion, les autorités ont relevé une augmentation de la production industrielle de l’or dans la région. De 7,27 tonnes en 2017, elle est passée à 12,57 tonnes en 2018. Cette situation, d’après le gouverneur de la région de Kédougou M. William Manel, qui présidait la rencontre, s’explique par le démarrage de l’exploitation du gisement de Mako par la société de Pmc, couplé à une hausse de la production de Sabodala gold operations (Sgo). Le désormais ex-chef de l’Exécutif régional (il a été muté le mercredi dernier, lors du Conseil des ministres, à Kaffrine) indique qu’au «total, plus de 12 tonnes d’or et 0,93 tonne d’argent ont été exportées par Sgo et Pmc, générant un revenu brut de 277 milliards de francs Cfa», relevant ainsi des redevances minières estimées à 19 milliards de francs Cfa. Le gouverneur a également souligné qu’il y a d’autres sites en voie de développement ou de construction, à l’image du gisement de Massawa, récemment racheté par Sabodala gold operations, et de Niama avec Sored mine. «Il y a aussi les gisements de fer de la Falémé avec d’importantes réserves de bonne qualité et du marbre de Ndébou, Ibel et Bandafassi», a-t-il ajouté.
Le rapport de l’Itie 2018, comme ceux des années précédentes, a fait état des dépenses sociales des entreprises minières dans la région, ainsi que les quantités de production de l’or et les valeurs des exportations. «Une bonne estimation de ces retombées permettrait d’une part de plaider pour une répartition des bénéfices plus favorable aux populations locales qui sont récemment affectées par les opérations sur le terrain», a indiqué le gouverneur de la région de Kédougou. D’autre part, il permettra de préparer aux fournisseurs locaux en bien et services, afin qu’ils puissent capter un marché de plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa, a-t-il fait savoir. Mais, estime l’administrateur civil principal, «cela passera par un renforcement de capacités, une bonne planification au niveau régional et une implication accrue des entreprises».
Pour ce qui est de la contribution des entreprises extractives installées dans la région à l’économie nationale, relevée par le rapport Itie 2018, elle est estimée, selon William Manel, à 25,4 milliards de francs Cfa. Au même moment, Sgo a payé 87 milliards de francs aux sociétés de droit sénégalais.

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