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Le ministère de l’Environ­nement et du développement durable travaille à la réduction du mercure dans l’exploitation minière. C’est à cet effet qu’une délégation dudit département ministériel a tenu durant deux jours, un atelier d’élaboration du plan d’action national pour réduire l’utilisation du mercure dans le secteur extractif minier, artisanal et à petite échelle (Emape). Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la composante 3 concernant l’élaboration d’une vue d’ensemble du secteur de l’Emape au niveau national, y compris les estimations initiales concernant l’emploi du mercure et des pratiques au titre de l’inventaire de cette substance. Les équipes santé et inventaire du mercure ont mis en place et les documents relatifs à l’analyse du cadre institutionnel du secteur de la santé. La stratégie santé pour le secteur de l’Emape a été élaborée. Ceci a eu pour cadre à l’hôtel Bedik et a enregistré la présence des parties prenantes impliquées dans la gestion du mercure, notamment les structures administratives, privées, les Ong minières, les orpailleurs et les instituts de recherche et les professionnels de la santé.
Le conseiller technique du ministre de l’Environnement a démontré l’importance de ce projet «Emape». D’après Bouna Manel Fall, «le suivi doit être effectué à tous les niveaux». Bref, M. Fall a salué la pertinence de l’étude qui pourrait attirer l’attention des autorités sur «les effets néfastes du mercure au Sénégal». En outre, il a constaté que «des études et des analyses sur le mercure ont été réalisées par les laboratoires nationaux».
Quant à madame Pacheco, représentante de l’Artisanat gold council (Agc), dans son intervention, a rappelé la contribution importante des bailleurs dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet et le contexte de mise en œuvre de la convention de Minamata. Elle est revenue sur «la toxicité du mercure et son impact négatif». Aussi, Mme Pacheco a indiqué que «le plan d’action en vue de la réduction de l’utilisation du mercure dans l’exploitation minière vise à améliorer les conditions socio-économiques des orpailleurs».
L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, qui a présidé l’atelier, est revenu de façon très large sur le contexte de la Convention de Minamata et l’élaboration du plan d’action national en vue de la réduction du mercure dans l’exploitation minière artisanale. Jean-Paul Marie Faye a rappelé que «les actions contenues dans le plan d’action doivent être mises en œuvre dans le territoire».
De nombreux problèmes ont été évoqués au cours de ses deux jours de réflexion à travers des travaux de groupe parmi lesquels, on peut citer : la mobilité des opérateurs miniers, la diversification des activités et des sources de revenus en ayant en ligne de mire la forte dégradation des sols et la pollution de la nappe phréatique, le diagnostic des centres de santé. Mais aussi le travail des enfants dans les sites d’orpaillage, insister sur le renforcement des humains et le matériel des Forces de l’ordre et de sécurité, disponibilité d’un centre antipoison dans les sites d’orpaillage, renforcer le contrôle et la sécurité dans les frontières…
Correspondant

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