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La Cour suprême kényane tente de mettre fin à la guerre des mots qui se joue entre Uhuru Kenyatta et Raila Odinga sur les recours déposés par l’opposition. Alors qu’elle doit rendre son verdict d’ici un peu plus d’une semaine, la plus haute juridiction du pays a décidé de siffler la fin de la récréation.
Les sept juges ont ordonné aux partis d’arrêter de chercher à orienter les décisions de la Cour, d’éviter d’influencer le public sur la façon dont les magistrats devaient traiter les recours. La Cour suprême a demandé à chacun de s’abstenir de défendre son cas sur la voie publique et de le faire uniquement devant les magistrats.

Duel de déclarations
Une réaction ferme qui intervient après la polémique lancée mardi 22 août par Raïla Odinga. L’opposant a déclaré que les sept juges pouvaient «être intimidés, corrompus ou bien faire des erreurs».
Le candidat de la coalition Nasa, qui en est à sa quatrième Présidentielle et potentiellement quatrième défaite, a rappelé qu’il s’était déjà tourné vers la Cour en 2013 et ajouté que les Kényans «essayaient toujours de comprendre» le verdict de l’époque.
Ce jeudi matin encore, l’opposition a réagi. La Nasa a dénoncé «la tentative du pouvoir de se présenter comme l’autorité légitime», ajoutant que «ses crimes seraient révélés devant la justice». L’opposition a enfin traité le chef de l’Etat et son parti comme «les plus grands fraudeurs de l’histoire du Kenya».
De son côté le pouvoir affiche une confiance totale. «Il n’y a pas à s’inquiéter. La vérité nous libérera», a estimé le sénateur de la majorité Kipchumba Murkomen.
Mardi lors d’une cérémonie religieuse organisée pour le 39e anniversaire de la mort de Jomo Kenyatta, le père de Uhuru Kenyatta, celui-ci s’est lui-même dit certain que «Dieu lui donnera[it] la victoire».

rfi.fr

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