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A seulement 50 km de Dakar, se trouve un lieu de retraite spirituelle et de séjour où l’universalité est prônée. C’est Ashram de Keur Moussa. Ici, pas de coloration religieuse ; des hommes et des femmes de confessions différentes peuvent s’y retrouver et partager leurs expériences. «Tout ce qui monte, converge», a dit Serigne Babacar, le maître qui donne une parfaite différenciation entre spiritualité et religion.
Loin de toutes sortes de pollution, Ashram n’est pas seulement un jardin où l’on pratique le maraîchage, c’est surtout un espace où l’on cultive l’esprit, le cœur et l’âme. «Ashram est un éco-lieu qu’on a créé à partir de la ferme familiale. On y a implanté des résidences d’artistes, des résidences de retraite spirituelle et un daara (école coranique) pour la scolarisation des enfants de la rue», a expliqué Cheikh Bachir Samb, qui présentait jeudi dernier son projet devant la presse. Ainsi, à Ashram, on découvre quelque chose d’assez époustouflant : un mixage d’art, de culture et de spiritualité. Il y a donc une programmation culturelle avec du jazz spirituel, du reggae spirituel, des chants religieux, mais également des d’ébats d’idées. «Les débats n’existent plus dans ce pays, sauf les débats du genre politique. Mais avec Les samedi de Ashram, nous allons réinstaurer des débats instinctuels où il y aura la contradiction et où aucune question n’est taboue», a dit M. Samb.
Il ajoute : «Les séjours s’étendent sur une durée variable allant de quelques jours à une semaine, ou plus. Et les chambres peuvent accueillir entre une et deux personnes, selon le nombre global de résidents à l’Ashram. Pour favoriser le recueillement, des chambres individuelles sont proposées chaque fois que possible.» A quel prix ? Il n’y a pas de tarif ; c’est gratuit. Cependant, les personnes en séjour participent aux tâches quotidiennes. «On vit en autonomie, tout ce qu’on mange à Ashram est cultivé par les résidents. Et on est en énergie solaire», a détaillé Cheikh Bachir Samb qui se dit soucieux de l’environnement.
En ce qui concerne le daara, toujours d’après le fondateur du lieu, sur 20 lits, 10 seront gratuitement pris en charge et les 10 qui restent vont payer pour les autres. Avec une méthode alternative, les enfants vont apprendre le Coran, la musique, la peinture.
Stagiaire

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