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A Kinshasa, ce mardi 20 décembre 2016

Plus de 20 personnes auraient été tuées mardi à Kinshasa dans des heurts entre manifestants et Forces de l’ordre, selon l’Onu qui évoque aussi «plusieurs victimes confirmées» à Lubumbashi, Boma et Matadi. Un bilan rejeté par le gouvernement congolais.

Kinshasa a connu ce mardi 20 décembre une journée particulièrement tendue. Très tôt le matin, des jeunes des quartiers populaires ont tenté de barricader les routes pour exiger le départ de Joseph Kabila, toujours au pouvoir ce matin. Le dernier mandat constitutionnel du chef de l’Etat est pourtant arrivé à son terme lundi soir, sans que la Présidentielle ne soit organisée dans le pays.
«A ce stade, nous comptons plus de 20 civils tués dans la capitale congolaise», indique à Jeune Afrique une source au sein du Bureau du Haut-commissariat aux droits de l’Hom­me. Un bilan provisoire contesté par la police de Kin­shasa.

Neuf morts dont un policier, selon Kinshasa
«Ils ne peuvent qu’avancer ces chiffres-là, tonne le général Célestin Kanyama. Nous sommes en train de faire le tour de nos commissariats avant de faire le bilan.» Pour le commandant de la police à Kinshasa, «il n’y a eu que quelques petites manifestations en gestation aujourd’hui [20 décembre] dans la ville». «La capitale de la Rdc est relativement calme, mais en paix», répète-t-il.
Contacté à la sortie de la réunion d’évaluation avec le gouverneur de la ville de Kinshasa, Lambert Mende, ministre en charge de la Communication, rejette aussi le bilan avancé par les Nations unies. «Sur ces deux derniers jours à Kinshasa, il y a eu six pillards tués ainsi que deux femmes et un policier, atteints par des balles perdues, qui ont succombé de leurs blessures.»

Pas d’autres victimes, d’après Lambert Mende
«Le Bureau des Nations unies aux droits de l’Homme donne des chiffres sans indiquer les noms des victimes. A cette allure, nous risquons d’entrer dans un conflit ouvert avec lui», menace Lambert Mende, également le porte-parole du gouvernement congolais.
Et de conclure : «Partout ailleurs dans le pays, il n’y a pas eu de morts. A Kananga par exemple, la tentative d’incursion dans la ville par une milice via la route nationale n° 1 a été repoussée. Et il n’y a pas eu des victimes des deux côtés.»
Des sources onusiennes indiquent de fait que «plusieurs victimes confirmées» ont été recensées à Lubumbashi, dans le sud-est du pays, à Boma et à Matadi, dans l’Ouest.

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