PARTAGER

Les populations du Kamako exigent des autorités, la création dans leur localité d’un College d’enseignement moyen (Cem). Une volonté manifeste de maintenir leurs enfants à l’école contre les abandons scolaires.

Ce sont 42 villages unis autour d’un bloc pour défendre les intérêts des populations du Kamako. Parmi les préoccupations de ces populations, il y a la création d’un Collège d’enseignement moyen. Car, ils trouvent «injuste» que leur localité soit dépourvue d’établissement d’enseignement moyen, malgré l’existence de plusieurs écoles élémentaires. Ici, les élèves, qui réussissent à l’Entrée en sixième, font des dizaines de kilomètres pour trouver un Cem. Une difficulté majeure pour ces parents d’élèves, qui n’arrivent plus à suivre correctement le comportement scolaire de leurs enfants faute de moyens et de structures d’accueil. Beaucoup de ces élèves finissent par abandonner faute de tuteurs. Ceux qui continuent à affronter les difficultés étudient dans des conditions déplorables.
D’ailleurs, on signale une forte baisse du niveau de ces enfants s’ils quittent ces villages du Kamako pour faire la sixième dans un collège loin de leur milieu affectif. Le Kamako est une vaste zone située au sud du département de Kolda et partage ses frontières avec la région de Sédhiou. Pourtant, certains villages du Kamako sont plus proches des établissements moyens polarisés par la carte scolaire et académique de Sédhiou.  Ici la division administrative n’a pas favorisé ces populations très proches de Sédhiou mais elles appartiennent à la région et au département de Kolda. Par conséquent, elles déplorent  leur mise à l’écart par rapport aux programmes de développement initiés dans la capitale du Fouladou. Suffisant pour que les habitants réclament aussi l’érection de cette zone en commune rurale.
L’ensemble de ces villages reste partagé entre la commune de Saré Bidji et celle de Tankanto Escale ou Saré Yoba. C’est une vaste et longue bande terre confinée entre l’axe Kolda-Ziguinchor via Tanaff, et Kolda-Sédhiou via Dianah Malary. Une situation géographique qui écarte un peu la zone de la modernité : absence totale d’électrification, pas de pistes de production modernes, pas de forages, les femmes toujours au pilon pour faire le repas. Ainsi, le Kamako offre un visage triste qui mérite une attention particulière.
elcoly@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here