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L’hivernage continue de causer des dégâts dans la capitale du Fouladou. Des routes coupées, ponts affaissés, habitations inondées et autres désagréments constituent le calvaire des populations.

Depuis plus de deux semaines, les fortes pluies qui tombent dans la capitale du Fouladou engendrent des désagréments dans la vie des populations. Ainsi, de la ville de Kolda à l’intérieur du monde rural, certaines routes sont coupées par les eaux de pluie. C’est le cas de l’axe Kolda-Salikégné où la route parsemée de nids de poule est occupée par l’eau à certains endroits. Sur celle-ci, le transport est devenu quasi impossible vue l’état de dégradation très avancée de ce tronçon, long seulement de 33 kilomètres. Difficile pour les populations de cette zone de se rendre à Kolda-ville. D’ailleurs dans le monde rural, certaines localités sont complètement séparées par les eaux pluviales qui ont fini de détruire des ponts reliant des villages. Entre le village de Guiré Yoro Alpha et celui de Saré Omar, le pont de liaison a cédé sous la pression de l’eau. Le scénario est le même dans la commune rurale de Bagadadji où plus de trente villages sont complément coupés du reste du département. Ici, des ouvrages construits par le Papil et Ofad/Naforé pour faciliter la mobilité des populations et la pratique rizicole ont été endommagés.
De l’autre côté du nord sur l’axe Kolda-Fafakourou, le spectacle est désolant. Les eaux de pluie ont occupé la chaussée, isolant cette zone rurale du reste de Kolda. Des véhicules de trans­port en commun ne peuvent plus traverser ces mares remplies d’eau. En effet, Kolda est coupée de Médina Yoro Foulah sur cet axe fréquenté de jour comme de nuit par les populations. Le calvaire des populations continue aussi dans la commune de Kolda où plusieurs quartiers sont gagnés par les eaux.
Au quartier périphérique de Sinthiang Idrissa, beaucoup de maisons sont dans l’eau et d’autres finissent par s’écrouler. L’école élémentaire du quartier, seul lieu de refuge des sinistrés, est pleine à craquer. Non seulement elle ne peut plus accueillir, mais l’eau de pluie y est aussi arrivée, augmentant alors la galère et le désarroi des populations en quête de mieux-être.
C’est aussi le cas au quartier Gadapara, à Hiléle, à Sinthiang Tountourou, à Bel-Air et à Sikilo Nord où aussi les rues et ruelles sont inondées. Ces quartiers de la commune sont dans l’eau, au grand dam des populations qui appellent au secours. Les autorités administratives et les sapeurs-pompiers font le tour pour constater les dégâts et chercher à apporter des réponses concrètes et immédiates.

ehcoly@lequotidien.sn

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