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A Kolda, les élèves candidats aux examens sont souvent confrontés aux problèmes de papiers d’état civil. Par conséquent, il faut organiser des audiences foraines ou trouver des solutions alternatives pour leur permettre de participer aux examens. Dépassés par cette situation, les enseignants ont marché ce samedi pour pousser les parents à inscrire leurs enfants.

C’est une situation inédite : les enseignants de Kolda ont marché à travers les rues de la ville  pour exiger des parents, l’inscription des enfants à l’état civil. Sous la houlette de l’Ins­pection de l’éducation et de la formation (Ief), les enseignants du département de Kolda ont tenu une longue marche à travers les rues de la ville. L’objectif est de sensibiliser les populations à l’inscription des enfants à l’état civil. A en croire Kabiné Diané, inspecteur de l’éducation et de la formation, «les parents des enfants doivent être suffisamment et constamment sensibilisés sur leurs devoirs envers leurs enfants. L’enregis­trement à l’état civil pour l’obtention d’un extrait de naissance est ici un droit que l’enfant gagne difficilement par la négligence des parents». Suffisant pour que les enseignants, la Scofi et le Fawe, le Réseau des femmes enseignantes, l’Association pour l’entraide de la famille enseignante appellent les parents à assumer leurs responsabilités en déclarant leurs enfants à la naissance.
A travers cette procession, l’Ief de Kolda entend toucher le maximum des cibles et inciter les parents à inscrire leurs enfants moins âgés, au niveau des Cases des tout-petits et aussi dans les sections du préscolaire. «Cette marche est une des activités retenues dans le Plan de travail annuel (Pta) de concert avec l’inspection d’académie. A signaler que l’extrait de naissance constitue un paramètre important dans le dossier d’inscription de l’enfant à l’école. C’est pourquoi les nombreux enfants scolaires qui ont pris part à cette randonnée, ont réclamé ce droit.» Les mômes, qui faisaient partie de la marche, ont aussi entonné : «Nous voulons des actes de naissance.» En écho, le premier adjoint au maire de Kolda a réitéré la disponibilité du service de l’état civil «à traiter le plus vite possible, ces genres de dossiers au profit des demandeurs». «Par la même occasion, j’invite les populations à redoubler d’efforts dans la déclaration des naissances auprès des structures compétentes», incite Daouda Sidibé.
ehcoly@lequotidien.sn

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