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Dans la commune rurale de Dialambéré, les populations ont des problèmes d’accès à l’eau courante et à l’électricité ; d’où le cri du cœur des habitants.

69 villages constituent l’ensemble de la commune rurale de Dialambéré dans le département de Kolda. Sur cet ensemble, au moins 40 villages n’ont pas accès à l’eau et à l’électricité. C’est tout le Fassagna qui n’a ni forages ni programme d’électrification. La révélation est de Moussa Baldé,  membre du Conseil municipal de Dialam­béré. L’élu local assure que seuls trois forages fonctionnent dans une seule partie de cette commune rurale, laissant toute une contrée dans les pratiques traditionnelles pour se procurer du liquide précieux. D’ailleurs, ces trois forages sont d’une ancienneté telle que les dysfonctionnements sont récurrents. Ce qui explique, à juste titre, les difficultés des éleveurs à approvisionner leurs bétails en eau en période de saison sèche.
Malgré tout, ces forages disponibles assurent l’approvisionnement en eau potable de quelques localités où même certains habitants n’en bénéficient pas, à cause de la faible quantité hydrique.
En ce qui concerne l‘électricité, c’est tout Dialambéré qui en réclame. Sur l’ensemble du périmètre communal, on note quelques panneaux solaires qui servent d’électricité et d’usage aux populations qui souhaitent la disponibilité du courant continu dans leur terroir. Ici, trois villages disposent de cette phase d’électrification à base de panneaux solaires. Le reste de la commune de Dialambéré est loin des commodités facilitées par l’électricité. Dans cette commune rurale de plus de cinquante mille âmes, l’accès à l’eau et à l’électricité sont des priorités majeures du moment comme le font savoir certains chefs de village et autres éleveurs.
Au plan santé, Dialambéré a trois postes de santé qui fonctionnent dans des difficultés en termes de disponibilité des médicaments, des moyens de travail et surtout de personnel qualifié. A en croire Moussa Baldé, le personnel de santé est pris en charge par les comités de santé dans ces différents postes. Pourtant, chaque année le Conseil municipal apporte sa subvention de trois millions dont un million à chaque poste. Ce qui est insuffisant, selon notre interlocuteur qui souhaite une augmentation des subventions et la disponibilité des ambulances pour les évacuations sanitaires. Dans tous les cas, le maire, Bouna Koïta, et son équipe municipale travaillent d’arrache-pied pour couvrir les besoins des populations dans cette commune où les recettes sont très loin de satisfaire les besoins.
A propos de l’éducation, la commune n’a que trois collèges d’enseignement moyen à Thiara, Dialambéré et Ngoky. Le Fassagna, où des élèves font des kilomètres à l’intérieur de la commune rurale de Dialambéré pour trouver un Cem, n’en dispose pas encore.

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