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Après les incidents du jeudi qui ont fait un mort du côté des pèlerins originaires de la Guinée-Bissau, les chauffeurs sénégalais ne veulent pas traverser la frontière, craignant pour leur sécurité.

Les populations sénégalaises craignent pour leur sécurité en territoire Bissau-guinéen à cause des incidents qui ont opposé jeudi dernier des douaniers sénégalais aux pèlerins Bissau-guinéens en partance pour une ziarra à Médina Gounass avec un mort du côté des pèlerins. Suffisant pour que les populations bissau-guinéennes s’en prennent aux chauffeurs sénégalais à Pirada.
Aujourd’hui, même si le calme est revenu après différentes rencontres entre les autorités des deux pays, les chauffeurs sénegalais sont nombreux à craindre pour leur sécurité en territoire bissau-guinéen. A la gare routière de Kolda, la destination vers la frontière avec la Guinée est redoutée. Chauffeurs et clients jouent la carte de la prudence. Mêmes images au garage de Diaobé où les véhicules qui em­pruntent cet axe sont nombreux. Pourtant, les marchés hebdomadaires qui se tiennent à Togna­taba et à Kambadiou sont fortement fréquentés par les populations de la région de Kolda dans une ambiance de sympathie et de concorde des populations des deux pays.
Cet incident est venu créer la psychose chez les populations sénégalaises, surtout celles situées le long de la frontière. Ici, les populations de ces villages préfèrent pour l’instant rester sur place en attendant de voir plus clair. Une source précise que même si le calme est là, la peur est aussi là du côté des populations sénégalaises.
A la frontière avec la Guinée Bissau, les populations de la commune rurale de Salikégné entretiennent de bons rapports de voisinage avec les Bissau-guinéens. Ces deux Peuples organisent souvent des manifestations culturelles de façon conjointe. Dans tous les cas, l’incident du jeudi a fini de fluidifier la circulation le long de la frontière, surtout dans la commune rurale de Wassadou, située dans département de Vélingara, où tout a commencé à partir du poste de contrôle de la douane basée à Nianao. Certains chauffeurs ont donc décidé de changer de direction en attendant de voir mieux. Et cela, au grand dame des voyageurs parés au plus pressés à rejoindre une quelconque localité de l’autre côté de la frontière.
ehcoly@leqotidien.sn

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