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Les fortes pluies enregistrées dans la nuit du vendredi au samedi dernier ne sont pas sans conséquence dans la commune de Kahéne. Plusieurs maisons se sont retrouvées sous les eaux sans compter le nombre important de vivres emportés et de cases effondrées. Les populations, déboussolées et très ahuries, ont rallié les écoles et autres mosquées pour trouver refuge en attendant que les autorités centrales ne réagissent. Le maire appelle à une aide et une réaction d’urgence au risque de connaître une famine dans la contrée.

La commune de Kahéne, localité située dans le département de Koumpentoum, vit mal. La cause ? Les fortes pluies qui s’y sont abattues ont causé beaucoup de dégâts. Plusieurs maisons sont tombées. Même tous les stocks qui constituaient les vivres de soudure des populations sont emportés par les eaux. «Actuellement, les populations sinistrées sont logées dans les écoles et autres édifices publics, se trouvant dans les localités. Même les mosquées ne sont pas épargnées», explique Mamady Thiam, maire de la commune.
Près d’une dizaine de villages sont touchés par les dégâts. «Le village chef-lieu de la commune est touché, Ngueyène, Missira Thiarène, Kawsara 14, Médina Kanène, Médina Thièkène, Tivaouane Niani, entre autres localités, sont sinistrés», se désole Mamady Thiam. «Toutes ces localités, constituées à majorité de paysans, sont réellement touchées, même s’il n’y a pas été noté de pertes en vies humaines. Cependant, des blessés ont été dénombrés dans certains villages», informe le maire.

Risque de famine
Les fortes précipitations n’ont pas seulement emporté les cases et maisons des localités citées. Les vivres constituant les réserves des populations durant la période de soudure ont aussi été emportés par les eaux qui n’ont rien laissé sur leur passage. C’est d’ailleurs pourquoi le maire lance un cri de détresse pour un secours d’urgence des sinistrés. «Actuellement, les villageois ont tout perdu dans les eaux et ont besoin en toute urgence d’être secourus», lance atterré le maire Mamady Thiam. «Si l’Etat ne met pas en place une mesure d’urgence pour secourir ces populations, aujourd’hui dé­bous­solées et très inquiètes, nul besoin de dire qu’il risque d’avoir une famine dans la zone», alerte le maire. «Il faut un soutien d’urgence aux populations des localités touchées par les inondations», renchérit l’édile de Kahéne. Entre autres besoins, «il faut des matelas, des tentes, des vivres, des détergents, des tôles en zinc et des vivres», liste le maire de Kahéne.

afall@lequotidien.sn

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