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Suite à la mutinerie d’hier au Mali, la Cedeao qui a fait part de «sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel» a invité les militaires à demeurer dans une posture républicaine et à regagner leurs casernes sans délai.

Préoccupée par la situation au Mali, la Cedeao a multiplié hier les communiqués de presse. Tombé tard dans la nuit avant la démission forcée de IBK, le communiqué a condamné «avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du gouvernement démocratiquement élu du Président Ibrahim Boubacar Keïta» et dénié «catégoriquement toute forme de légitimité aux putschistes et exige le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel». Elle rappelle aux militaires «leur responsabilité sur la sûreté et la sécurité du Président Ibrahim Boubacar Keïta et des officiels arrêtés» après avoir exigé sa libération ainsi que celle «de tous les officiels arrêtés».
Par ailleurs, la Cedeao a suspendu le Mali de tous ses organes de décision «avec effet immédiat jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel». Pis, elle a décidé de fermer «toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la Cedeao et le Mali et invite tous les partenaires à faire de même», et a engagé la Commission «à mettre en œuvre immédiatement un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leur partenaires et collaborateurs».
En plus, elle annonce la montée en puissance immédiate de la Force en attente de la Cedeao. Dans son précédent communiqué, la Cedeao avait appelé «les militaires à regagner sans délai leurs casernes, en demandant à toutes les parties prenantes maliennes de privilégier le dialogue pour résoudre la crise que traverse leur pays».
La France a pour sa part, à travers son ministre des Affaires étrangères, fait savoir qu’elle «partage pleinement la position exprimée par la Cedeao (…) qui appelle au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorte les militaires à regagner sans délai leurs casernes». Elle a par la même occasion réaffirmé «avec force son plein attachement à la souveraineté et à la démocratie maliennes». En outre, Jean-Yves Le Drian souligne dans sa déclaration que «les autorités françaises au plus haut niveau restent très attentives à l’évolution de la situation au Mali».
Dans son document, la Cedeao reconnaît que cette mutinerie se déroule «dans un contexte sociopolitique déjà très complexe». De même, elle renseigne qu’elle «intervient alors que depuis plusieurs mois, la Cedeao entreprend des initiatives et déploie des efforts de médiation entre toutes les parties maliennes».

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