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Si un syndicat doit être dissous, c’est bien le Saes. Telle est la conviction de la Coordination des étudiants de Saint-Louis après les échauffourées de mercredi dernier. La plateforme estudiantine nie toute agression physique sur un enseignant, encore moins le saccage du rectorat.

Après la chaude journée de mercredi à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), professeurs et étudiants prolongent le combat dans les médias. Dans cette bataille d’opinions, c’est le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui a allumé la première mèche en criant à l’agression d’un de ses membres par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) et au saccage des locaux du rectorat.
La Cesl a réfuté ces accusations. Elle retrace le film des évènements : «Après les 48h de cessation d’activités pédagogiques non renouvelables décrétées le 8 avril, la fosse septique a continué à déverser (ses eaux) même dans le restaurant 1, rendant le campus social invivable. La Cesl a donc décidé de convoquer une Assemblée générale à l’issue de la laquelle il a été décidé de descendre sur la route nationale pour se faire entendre. Symboliquement, on a prélevé une partie de l’eau usée qui se déverse devant nos portes et restaurants pour la verser devant les portes des autorités universitaires en guise de protestation. Il n’a jamais été question de saccages, de menaces ou d’attaques physiques, contrairement aux accusations du Saes.»

«Si un syndicat mérite d’être dissous, c’est bien le Saes»
En réponse aux enseignants qui réclament la dissolution de la Coordination des étudiants, Daouda Sagna, président de la Cesl, et ses camarades rétorquent que «si une structure syndicale mérite d’être dissoute, c’est bien ce Saes qui a su brûler aux yeux de toute la population sénégalaise une loi nationale (incinération en février 2015 de la loi sur la réforme des universités publiques, Ndlr)». Pour un dénouement heureux de cette situation peu reluisante pour ce fleuron de l’université publique sénégalaise, la Cesl a rencontré après les incidents, lors d’une réunion de crise, le gouverneur de Saint-Louis, en présence du préfet, du recteur et du directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous). «On ose espérer que nos revendications seront diligentées dans les meilleurs délais», ont dit les étudiants.
Pourtant, ils informent que cette «logique de négociation a abouti à des rencontres à plusieurs reprises avec les autorités internes (recteur et Dg du Crous), les autorités externes concernées (Dg Sones, Dg Onas), Amnesty international et les familles religieuses».
bgdiop@lequotidien.sn

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