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Le dialogue national, confié à Famara Ibrahima Sagna, n’est qu’une «manœuvre politicienne de Macky pour reprendre l’initiative». C’est la lecture que la coalition Jotna/Patriotes pour l’Alternative fait des «controverses et des questions sans réponse» qui ont marqué le démarrage des travaux du comité de pilotage. Dans un long communiqué, M. Madièye Mbodj et Ndèye Fatou Ndiaye Diop Blondin, tous alliés de Ousmane Sonko, estiment que cet appel au dialogue traduit «le retour à la dure réalité après le film truqué des élections que l’Etat-parti Apr-Bby a joué au Peuple sénégalais». Jotna fait le constat : «De fait, nul ne peut plus le cacher, les caisses de l’Etat ont été vidées, le pays est endetté au-delà du supportable et les contribuables vont devoir se serrer plus drastiquement encore la ceinture avec le rétrécissement de leur pouvoir d’achat, contraints qu’ils sont de continuer à payer à leurs frais la mal-gouvernance, le non développement, la corruption, le gaspillage et le train de vie dispendieux de ceux et celles qui ont à charge de gérer notre pays.» Et la coalition en déduit que Macky Sall cherche «une caution à sa politique économique désastreuse qui finira de ruiner durablement notre pays et de désagréger le tissu social sénégalais».
Les animateurs de cette coalition de l’opposition se demandent d’ailleurs pourquoi «accepter de perdre son temps» dans un cadre où les parties prenantes sont conviées tout au plus à exprimer leurs désaccords avec la politique du régime Sall. Mais surtout, ils s’étonnent qu’il y ait dialogue alors que les arrêtés préfectoraux «supplantent les articles de la Constitution» et «qu’on sanctionne, réprime ou emprisonne sans autre forme de procès toute personne émettant une note discordante» comme Guy Marius Sagna, Fallou Galass Seck et Ousmane Sarr.
La coalition Jotna considère plutôt que «tous les sujets constitutifs d’une autre gouvernance centrale et locale ont été analysés et des solutions consensuelles ont été consignées dans la Charte de gouvernance démocratique, les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la Cnri, en tant que fruits d’un authentique dialogue national, participatif, décentralisé et inclusif». Par conséquent, rappelle-t-on, le candidat Macky Sall qui s’était «publiquement engagé à mettre en œuvre ces conclusions n’a plus alors qu’à respecter sa parole et sa signature, revisiter et mettre à jour ces documents s’il y a lieu, et surtout les appliquer».

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