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Alors qu’on est en mars, l’école sénégalaise connaît un déroulement normal des cours. Depuis quelques jours, des syndicats ont déposé des mots d’ordre de grève qui risquent de remettre en cause cette accalmie encore très fragile. La Cosydep, qui constate que l’école sénégalaise bouclera bientôt son premier semestre d’activités qui donne une relative satisfaction, salue le «déclenchement du processus des élections de représentativité qui, à terme, offrira une meilleure lisibilité dans le champ syndical. Tou­tefois, il importe que les dispositions idoines soient bien assurées pour créer les conditions optimales d’organisation dans la transparence et la fiabilité des opérations à tous les niveaux». Elle salue : «Assu­ré­ment, cette accalmie doit être entretenue pour garantir une stabilité jusqu’en fin d’année scolaire, condition pour réaliser les ruptures préconisées par les Anef, rétablir la confiance entre les ac­teurs et améliorer les performances des apprenants. Tou­tefois, face à certaines incohérences notées dans la gouvernance du secteur et à divers événements sociaux et politiques qui sont autant de risques et menaces, les enjeux éducatifs ne devraient pas être hypothéqués.»
Par contre, l’organisation déplore le «retour en force des classes spéciales (classes à double flux et classes multigrades), alors que des efforts avaient été fournis pour leur suppression progressive. Il s’agit d’un recul inacceptable». Quid du «traitement, fort préoccupant, réservé à l’affaire Yavuz Selim» ? «Sur ce dossier, l’impératif de protéger à tout prix le droit à l’éducation doit primer sur toute autre considération», précise l’organisation.

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