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La Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a rendu son ultime verdict dans l’affaire Aïda Ndiongue. L’ex-sénatrice-maire des Hlm vient de bénéficier d’un non-lieu.

Après plusieurs années de procédure, l’affaire Aïda Ndiongue s’achève par un non-lieu ordonné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Poursuivie pour «corruption et enrichissement illicite», l’ex-maire des Hlm retrouve également l’ensemble de ses biens qui avaient été saisis par la juridiction spéciale. La nouvelle qui est tombée hier n’a pas encore été commentée par la principale intéressée mais son avocat, Me Seydou Diagne, s’est épanché chez nos confrères de Seneweb. Et c’est pour exprimer sa satisfaction mais aussi pousser un ouf de soulagement. «D’abord, pour Madame Aïda Ndiongue qui a été un peu victime de cette accusation. Des accusations qui n’étaient pas légères, à savoir 47 milliards de francs Cfa d’enrichissement illicite. Heureusement que par la grâce de Dieu, par le soutien de sa famille, de ses avocats et par les prières, elle a réussi. Enfin, Dieu a fait en sorte que justice lui a été rendue. C’est l’occasion pour nous de saluer le courage et l’indépendance des magistrats de la Crei dans ce dossier», confie l’avocat.
Il faut dire que cette affaire dure depuis de nombreuses années. De renvoi en renvoi, les juges de la Crei ont finalement blanchi Mme Ndiongue qui avait été placée sous mandat de dépôt en décembre 2013 avec Abdou Aziz Diop et deux autres co-accusés. L’affaire commence par la non-exécution des marchés phytosanitaires du Plan Jaxaay portant sur plusieurs milliards de francs Cfa. La responsable libérale est arrêtée et les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie découvrent dans ses comptes plusieurs mil­liards en argent mais surtout des bijoux en or et en diamant dans les coffres de la Cbeao. Un trésor d’une valeur totale de 47 milliards de francs Cfa. Suffisant pour que le procureur de la République, Seri­gne Bassirou Guèye, invoque un cas «d’enrichissement illicite» lors d’une conférence de presse très médiatisée. Aïda Ndiongue ne compte pas demander de compensation pour ses longs mois en prison, indique son avocat.
mamewoury@lequotidien.sn

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