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Ismaïla Madior Fall et Aly Ngouille Ndiaye sont investis par Macky Sall pour faire invalider la candidature de Karim Wade. C’est la conviction des cadres libéraux qui soupçonnent une «monstrueuse forfaiture».

Le Parti démocratique sénégalais ne lâche pas Ismaïla Madior Fall et Aly Ngouille Ndiaye. Et ce sont ses cadres qui leur répondent. Ils rappellent, dans un communiqué, les propos du ministre de la Justice selon lesquels «la loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq (05) ans d’emprisonnement, au moins, il perd ses droits civils et politiques», et que, par conséquent, la candidature de Karim Wade ne devrait pas être validée. Et le ministre de l’Intérieur, lui, avait affirmé que Wade-fils ne s’était pas inscrit sur les listes électorales. Ces déclarations, souligne la Fédération nationale des cadres libéraux, «au-delà d’être surprenantes et gênantes dans une République qui se respecte, sont manifestement fausses». Pour eux, MM. Fall et Ndiaye, «investis par Macky Sall pour commettre une monstrueuse forfaiture consistant à invalider la candidature du président Karim Wade, devraient se convaincre que, juridiquement, rien ne peut s’opposer à cette candidature». Mais en plus, argumente Cheikh Tidiane Seck et ses «frères», l’arrêt condamnant l’ancien ministre «n’a nullement prévu la déchéance de ses droits civils et politiques malgré la réquisition du ministère public demandant l’interdiction à M. Wade ‘’d’exercer des droits civiques, civils et de famille mentionnés à l’article 34 du Code pénal’’». En effet, ajoute-t-on, «l’inscription d’une condamnation pénale dans un casier judiciaire n’entraîne pas systématiquement l’inéligibilité dès lors que cette condamnation n’est pas assortie d’une sanction complémentaire privant expressément le condamné de ses droits civiques, civils et politiques».
La Fncl précise qu’«à partir du moment où l’inéligibilité expresse n’a pas été prononcée, la simple information que comportera le casier judiciaire du candidat Karim Wade, c’est celle relative à une simple condamnation assortie d’une amende». S’agissant de son inscription, elle indique que «la seule pièce exigée à l’électeur qui se présente, comme c’était le cas avec Karim Wade, c’est la photocopie de sa carte nationale d’identité ou de sa carte d’électeur». Elle conclut alors que le Conseil constitutionnel «ne disposera que de cette information» quand il devra statuer sur la recevabilité des candidatures.
hamath@lequotidien.sn

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