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Tirant d’abord le bilan des opérations relatives à la manifestation publique organisée par les populations du Cap Skirring le 30 mai dernier, le Haut commandement de la Gendarmerie nationale a fait cas de trois blessés évacués à l’hôpital de Ziguinchor du côté des manifestants, et trois du côté des gendarmes de la brigade ainsi que 2 véhicules de l’unité endommagés. Indiquant au passage que «c’est avec calme et discernement que les commandants de brigade et du peloton spécial ont agi de façon progressive et proportionnelle, dans le cadre des dispositions de la loi 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’Etat d’urgence et la loi 70-37 du 13 octobre 1970».
Une manière pour le Haut commandement de la gendarmerie de dédouaner ses hommes tout en enfonçant les manifestants qui, «en dépit de l’interdiction du sous-préfet de Cabrousse, ont envahi illégalement la place publique de la commune où se déroulait la distribution de l’aide alimentaire d’urgence à 8h 30», lit-on dans le communiqué. Et c’est dire pour la hiérarchie militaire que c’est devant des manifestants, composés essentiellement de jeunes déterminés à en découdre et opposant une violente résistance, que les hommes en bleu de la Brigade de gendarmerie du Cap Skirring ont fait usage de la force pour rétablir l’ordre, sur réquisition du sous-préfet. Et ce, avec comme conséquences, en plus des blessés, «l’interpellation de seize (16) manifestants pour participation à une manifestation interdite, attaque et résistance avec violence et voie de fait envers la force publique, relaxés par la suite sur instructions du Parquet de Ziguinchor», estime le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, tout en appelant les populations locales au calme.

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