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Pendant que l’on affute les armes pour le vote à l’Assemblée nationale du Code de la presse, il urge d’assainir le secteur. Assainir le secteur de la presse doit commencer d’abord par la presse elle-même. Nous autres journalistes devront avoir le courage de nous mirer dans une glace et arranger nos laideurs avant que ne vienne l’heure des comptes.
Ma plume ne s’élève pas en donneur de leçons à une presse dont je suis fier d’appartenir. La presse sénégalaise est incontestablement l’une des grandes presses du continent. A côté de celle de certains pays même celle de ceux dits «occidentaux», notre presse n’a rien à se reprocher. Pour autant, nous ne devons plus continuer à maquiller nos laideurs, sans chercher à réaliser une vraie chirurgie ou trouver une bonne thérapie à nos maux. Oui ! C’est de cela qu’il s’agit : trouver la bonne solution à nos problèmes.
Face à cette nouvelle vague de journalistes qui n’honorent pas notre corporation, nous nous devons de trouver des stratégies et des méthodes efficaces pour faire face à ces aventuriers qui nous salissent ou nous font honte. Nous devons avoir le courage de leur dire Non ! Mais aussi les affronter de la belle manière à chaque fois que de besoin. En plus, le devoir incombe à nos différentes organisations professionnelles telles que le Cored, le Synpics, le Cjrs, le Cdeps, l’Appel… de se concerter et de trouver une alternative salvatrice. Nul n’ignore qu’elles ont souvent tiré la sonnette d’alarme sur ce mal qui ronge le métier. Malheureusement, les mots et les rencontres de sensibilisation ne suffisent plus. Il faut maintenant mettre des barrières et après sanctionner. Nous devons trouver un remède en attendant que les pouvoirs publics règlent le problème du cadre réglementaire. Il y a urgence !

arsene@lequotidien.sn

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