PARTAGER

Macky Sall doit supprimer certaines institutions comme le Cese et le Hcct pour mobiliser leurs budgets contre le Covid-19. C’est la conviction de l’activiste Guy Marius Sagna. Il reconnaît cependant que certaines de leurs propositions ont déjà été prises en charge par le président de la République, comme la libération des 2 036 détenus.

La suppression du Conseil économique, social et environnemental (Cese), du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) pour appuyer la lutte contre le Covid-19 : La proposition émane du membre fondateur du mouvement Frapp/­France dégage qui a récemment lancé l’initiative «Corona dégage !». Invité de l’émission «Grand jury» de la Rfm hier, Guy Marius Sagna estime que le président de la République doit dissoudre ces institutions comme il l’avait fait avec le Sénat en 2012 pour lutter contre les inondations. Selon lui, à sa connaissance, les plateformes Noo lank et Aar li ñu bokk, dont il est membre, n’ont pas été conviées lors des concertations entre Macky Sall et les différentes forces vives de la Nation. Mais pour l’activiste, ce n’est pas le plus important. La plateforme Frapp/France dégage, dit-il, note déjà que parmi ses propositions faites à travers un communiqué, quelques-unes ont déjà été prises en charge, comme la grâce accordée à 2 036 détenus. «Nous pensons qu’il aurait pu faire plus, mais c’est déjà un bon début. Nous l’invitons à augmenter le nombre de détenus graciés», invite-t-il.

«Les décisions prises par le Président sont plus ou moins acceptables»
Par ailleurs, Guy Marius Sagna a indiqué qu’en militant «discipliné», il serait allé avec ses camarades rencontrer le chef de l’Etat s’il avait invité leur organisation. Il est connu pour être un farouche critique du régime, mais il reconnaît que «les décisions qui sont prises sont plus ou moins acceptables». Et il ajoute : «Nous les soutenons.» Cependant, l’activiste soutient qu’il y a énormément de choses à faire comme l’équipement des hôpitaux en masques suffisants. Agent du ministère de la Santé et de l’action sociale, Guy Marius Sagna a plaidé la cause des personnels soignants. Il a également interpellé les citoyens par rapport à leur comportement relatif aux mesures sanitaires et administratives prises par l’Etat. «Ce n’est pas dans des conditions favorables au Sénégal que ce coronavirus nous tombe. C’est important de dire cela pour ceux qui bravent les couvre-feux, pour ceux qui banalisent la maladie. Aujourd’hui, nous n’avons pas suffisamment de lits. Nous avons seulement une seule unité de mise en quarantaine qui ne respecte même pas toutes les conditions requises d’une bonne unité de mise en quarantaine», a-t-il alerté. Il poursuit en déclarant que «si nos hôpitaux étaient des bateaux, ils feraient naufrage» à cause du déficit d’infrastructures sanitaires dans le pays, comparé à la population. S’il admet que l’Etat a une «grande responsabilité», Guy Marius Sagna souligne également une «responsabilité individuelle» des citoyens dans la lutte contre la propagation du coronavirus. En conséquence, il invite les citoyens à respecter les consignes sanitaires et administratives et demande aux décideurs de réfléchir sur le dépistage massif dans les meilleurs délais.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here