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Mariama sarr

La 29ème Quinzaine nationale de la femme a débuté hier. Placée sous le thème «Le Pse, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes», elle vise à accélérer leur inclusion dans le développement.

La Quinzaine nationale de la femme, en veilleuse depuis 2010, a été dépoussiérée. Prévue du 2 au 20 mai prochain, ce rendez-vous, placé sous le thème «Le Pse, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes», est très couru par les autorités. Khady Fall Ndiaye Mbacké, directrice du Palam et point focal de la région de Diourbel, justifie le choix porté sur Fatick pour abriter la cérémonie d’ouverture : «Fatick fait partie des régions les plus pauvres du Sénégal. Les femmes de Fatick sont très engagées et s’investissent beaucoup dans le domaine de la transformation des produits halieutiques. Le choix n’a pas été fait par le ministère, mais par le comité consultatif.» Elle estime en outre que le retour de la Quinzaine de femme ne vise pas à capter l’électorat féminin. «Je pense que maintenant personne n’est dupe. Chacun sait où se trouve son intérêt, un intérêt qui sert à la famille et à un peu être autonome. Ce n’est pas du tout cela. Mais on veut booster davantage le développement et l’autonomisation des femmes. On veut montrer que le Pse est un instrument de développement très pertinent», explique Mme Mbacké. Mouhamadou Ndiaye, chef du Service régional du développement communautaire, invoque l’exemple de Diourbel pour justifier le retour de cet évènement. Lequel va servir de tribune de sensibilisation. Il dit : «72,30% de cas de violences faites aux femmes au Sénégal sont dénombrés dans la région de Diourbel. Elle est la 1ère région. Il n’y a que 2% des communes qui allouent des budgets aux femmes. Au niveau des instances de décision, les femmes sont sous-représentées, leur pourcentage est de 38%. Sur les 20 structures de financement décentralisé, l’épargne des femmes est de 2 milliards 499 millions 125 mille 026 F Cfa. Sur les 70 mutuelles de santé que compte la region, seules 10 ont une femme comme présidente de Conseil d’administration.» Dans cette région, les urgences sont palpables. «On a noté 3 fistuleuses sur les 10 recensées au Sénégal», insiste M. Ndiaye. Selon le député Maguette Dia­khaté, «les financements destinés aux femmes sont bons, mais les outiller afin qu’elles soient autonomes est encore meilleur». Alors que Mbaye Dionne, le chef du Service régional de l’action sociale, plaide pour une décentralisation des activités en milieu rural, une bonne communication et une implication des femmes souffrant de handicap.
En écho, Sadio Konaté Dia­khaté, présidente du Réseau départemental des femmes pour l’émergence, insiste sur les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes : «Elles ont pour noms : manque de formation et non-accès aux financements. Les financements des microfinances ne sont pas arrivés au département de Diourbel. Les 650 millions ne sont pas venus. Dans la nomenclature budgétaire des communes, il n’y a pas de ligne pour appuyer les communes.»
badiallo@lequotidien.sn

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