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La Cour suprême, qui a cassé seulement les dispositions chiffrant la réparation de 100 millions F Cfa que Abdoul Mbaye devait verser à Aminata Diack, a renvoyé les deux parties devant la Cour d’appel de Ziguinchor qui devrait à nouveau statuer sur les dommages et intérêts.

Il y a un nouveau rebondissement dans l’affaire opposant Abdoul Mbaye à son ex-épouse Aminata Diack. Hier, la Cour suprême a en effet cassé et annulé une partie de l’arrêt n° 355 du 6 août 2019 de la Cour d’appel de Dakar. Dans sa décision rendue d’hier, la juridiction suprême précise qu’il s’agit juste des «seules dispositions chiffrant la réparation allouée à la partie civile Aminata Diack à 100 millions de francs, toutes autres dispositions étant maintenues». Ainsi, les deux parties sont renvoyées devant la Cour d’appel de Ziguinchor qui va statuer à nouveau sur ce point. Il faut savoir qu’au début du mois d’avril, des huissiers avaient débarqué chez M. Mbaye pour le contraindre à respecter ses engagements devant la justice, c’est-à-dire verser à la partie civile les réparations.
La Cour d’appel de Dakar avait déclaré le leader de l’Act coupable des délits d’usage de faux et de tentative d’escroquerie. Il a été condamné à 1 an assorti de sursis. En plus de la sanction pénale, Abdoul Mbaye a été condamné à payer une amende d’1 million de francs Cfa à l’Etat. En plus, l’ex-Premier ministre avait été condamné à verser à son ex-épouse, en guise de dommages et intérêts, 100 millions F Cfa même si le juge a revu à la baisse le montant réclamé par cette dernière qui était d’1 milliard de francs Cfa. Cette décision avait annulé l’arrêt du juge de première instance qui l’avait blanchi. Il a été relaxé par le Tribunal correctionnel de Dakar le 18 mars 2017 des chefs d’usage de faux et d’escroquerie.
Devant la Cour d’appel de Dakar, Abdoul Mbaye avait contesté les faits en réfutant les versions du Parquet et de la partie civile. «Depuis 3 ans, on me poursuit pour complicité de faux et on ne m’a jamais présenté de documents attestant que j’aurais commis un tel faux. Je les ai réclamés, mais on ne me les a jamais produits. Je n’ai pas reçu entre les mains le document allégué de faux que j’aurais commis. Nul ne peut produire un écrit par lequel j’aurais essayé de soustraire à la dame Aminata Diack des biens, que ce soient des biens immobiliers ou des avoirs», énumérait-il en persistant pour se blanchir : «Je n’ai jamais cherché à avoir un franc de la part de mon ex-épouse. Dans les liens du mariage, elle n’a jamais contribué le moindre franc aux dépenses quotidiennes», s’était-il défendu.
A propos du changement du régime de la communauté de biens, initialement signé lors de son mariage, en séparation des biens, Abdoul Mbaye avait fait savoir que son ex-épouse et lui avaient signé une requête conjointe adressée au Tribunal départemental hors classe de Dakar pour opérer ce changement. «J’ai déposé le dossier que nous avons signé ensemble. On a pris la décision après un consentement mutuel. C’est moi qui ai engagé la procédure parce que je voulais faire des investissements et je voulais protéger ses biens. Et cette ordonnance du juge n’a jamais été contestée depuis 20 ans», justifiait-il son acte. A la sortie du procès, le patron de l’Act avait dénoncé un acharnement : «Il y a quelque chose qui ressemble à de l’acharnement. On vient de passer six heures de temps au Tribunal. Je n’ai jamais essayé verbalement ou par écrit de retirer des biens appartenant à Mme Aminata Diack, mon ex-épouse. Or ce sont les chefs pour lesquels je suis poursuivi. C’est vraiment dramatique. L’importance, c’est que la vérité soit dite pour ce cas mineur qui ne m’ébranle pas.»

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