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Le défunt ministre-chef du Protocole de la Présidence aura été le quatrième grand commis de l’Etat à être célébré par la République, après 58 ans d’indépendance. Hier, à l’image de ses illustres prédécesseurs, Senghor, Diouf et Wade, Macky Sall a rendu un vibrant hommage à Bruno Diatta devant les différentes personnalités de l’Etat, ses proches et des représentants de pays amis.

Hier, le ministre-chef du Protocole de la Présidence, Bruno Diatta, a été célébré par la République, puis magnifié par l’Eglise avant d’être accompagné dans sa dernière demeure par une foule très nombreuse de parents, proches et autres collaborateurs. Mais l’on retiendra que la République a la particularité de s’arrêter, un moment, pour mettre en exergue les qualités et vulgariser les valeurs de ses illustres serviteurs disparus en service commandé ou après avoir servi l’Etat, parfois au plus haut sommet. La jeune République du Sénégal, 58 ans d’âge, a donc rendu hier pour la quatrième fois depuis son accession à la souveraineté internationale un hommage national à un de ses illustres et dignes fils : le ministre Bruno Diatta. Ainsi, le chef de l’Etat, Macky Sall, a agi comme ses illustres prédécesseurs en présidant une cérémonie solennelle d’hommage national en l’honneur de son défunt et très illustre collaborateur qui l’aura servi pendant plus de 6 ans.
Il en a été ainsi du prédécesseur du Président Sall, Me Abdoulaye Wade. Le troisième président de la République du Sénégal avait eu, en effet, à poser un acte similaire pour celui qui l’avait devancé quarante ans durant aux affaires, feu le Président-poète Léopold Sédar Senghor (1906-2001), lors des obsèques de ce dernier, décédé en France le 20 décembre 2001, en présence du successeur et ancien Premier ministre de Senghor, Abdou Diouf.
Le Président Abdou Diouf, 20 ans de règne au pouvoir, en a aussi fait de même dans les années 1990. C’était ainsi au tour du successeur du Président Senghor d’honorer son ministre du Tourisme de l’époque, décédé en exercice, Momar Talla Cissé. Ce digne et valeureux fils du Ndoucoumane avait servi la Nation et participé au développement de son terroir d’origine, le département d’alors de Kaffrine, devenu aujourd’hui la région administrative de Kaffrine à la suite d’une réforme administrative opérée par le Président Abdoulaye Wade.
Auparavant, avant de vivre ses vingt ans d’indépendance, la très jeune République du Sénégal avait fini d’honorer pour la première fois de son histoire l’un de ses plus grands serviteurs : Me Lamine Guèye. Avocat de profession, il avait eu à diriger la Ville de Dakar après avoir été maire de la Ville tricentenaire, Saint-Louis du Sénégal. Lamine Guèye, décédé en tant que président de l’Assemblée nationale le 10 juin 1968 et enterré au cimetière musulman de Soumbédioune situé sur la corniche ouest de Dakar, avait reçu les hommages de la Nation sous la direction du premier Président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, le lendemain de sa disparition.
mdiatta@lequotidien.sn

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