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J’ai été bénéficiaire il y a quelques mois d’un rappel de salaire et dans le traitement des impôts sur cette masse salariale, j’avais constaté, eu égard à mon salaire net mensuel, un trop-perçu d’impôts de plus de 500 mille francs. Interpellant le chef des Services financiers du rectorat de l’Ucad, ce dernier me répondit : «Professeur, c’est comme ça. Quand on a un rappel, on paie toujours plus d’impôts.»
Ce dernier me sortit le barème des impôts pour me faire comprendre qu’il ne s’était pas trompé et que c’était bien le montant correct qui été viré dans mon compte en banque.

Scientifiquement, je n’acceptai pas cet état de fait.
Un travailleur recruté le 1er janvier et qui gagne 350 mille francs par mois, du fait des lenteurs administratives, ne peut être régularisé qu’en fin juin et perçoit six mois de salaire, soit un montant brut de 6×350.000=2.100.000francs. Le financier, considérant ce montant brut comme un salaire mensuel, l’impose en conséquence, au lieu de multiplier par six son impôt mensuel : c’est là qu’est la faille des textes sur l’imposition des revenus, en ce qui concerne les rappels.
Prenons l’exemple de ce travailleur qui a un salaire mensuel de 350 mille francs et qui est à 3 parts d’imposition : d’après le barème des impôts, son impôt mensuel est de 26 mille 167 francs, soit 26 167×6=157 002 francs de janvier à juin, alors qu’en considérant son rappel comme une solde mensuelle de 2 millions 100 mille francs avec 3 parts, il paie 585 mille 750 francs d’impôt mensuel, soit une différence de 428 mille 748 francs .
Les textes sur les rappels doivent être revus et corrigés en conséquence
Professeur Libasse DIOP
Ancien Doyen de la Faculté des Sciences
et Techniques Ucad
Ancien Ministre de l’enseignement supérieur
et de la recherche scientifique

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