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Les enseignants du cycle élémentaire ont engagé un bras de fer avec l’Inspecteur départemental de l’éducation et de la formation (Ief) qui refuse de reconnaître la légalité des commissions ayant admis à l’examen pratique du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) une vingtaine d’enseignants de sa circonscription éducative. Ces derniers, unis dans une intersyndicale, ont décrété un mot d’ordre de grève de 48h à compter du lundi 27 mai.

6 syndicats d’enseignants évoluant dans le cycle élémentaire (Sels, Sels/A, Uden, Snelas, Odes, Sadef) ont entamé une grève de 48h à compter de ce lundi 27 mai dans le territoire départemental de Vélingara. C’est pour s’opposer à la volonté de l’inspecteur départemental de l’éducation de «déchirer» les diplômes de Cap (Certificat d’aptitude professionnelle) que 23 enseignants ont été jugés dignes d’obtenir par un inspecteur en mars et avril passés.
Les faits : Dans la période du 19 mars 2019 au 26 avril passé, un inspecteur adjoint de l’éducation en poste à Vélingara a pu superviser 23 enseignants à l’examen pratique du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) et les a certifiés dignes d’obtenir ledit diplôme, le plus élevé du cycle élémentaire. Certaines commissions constituées par ledit inspecteur ont fonctionné des «jours fériés ou non ouvrables comme le samedi 23 mars ou le lundi de pâques», a précisé l’inspecteur départemental, Amadou Lamine Wade, dans un post publié dans un groupe WhatsApp. Dans ce post, le patron de la circonscription éducative a poursuivi en déclarant que l’inspecteur en question (il s’est abstenu de le nommer) a été sollicité par les candidats qui l’ont déplacé, hébergé, nourri et joué ensemble au football. Pis, l’inspecteur Wade dit n’avoir pas programmé dans la période en question d’examen professionnel. Et de préciser que «la dévalorisation de ce prestigieux diplôme de Cap ne passera jamais par lui».
C’est clair, l’inspecteur Wade n’est pas dans les dispositions d’apposer sa signature sur les procès-verbaux d’admission qui seront alors de nul effet. Une position que ne comprennent pas ces enseignants soutenus par 6 syndicats de l’élémentaire qui n’entendent pas laisser passer le coup.
Bassirou Sané, coordonnateur local de l’Uden, dans une déclaration dans le même groupe WhatsApp, a répondu : «Les candidats mis en cause ont subi les épreuves, conformément aux textes et règlements qui régissent l’examen du Cap. Aucun des 23 candidats n’a demandé à être vu par quelque inspecteur que ce soit et toutes les commissions ont été légalement constituées.»
M. Sané a apporté son jugement par rapport à ces faits. Il a écrit : «Nous demeurons convaincus que toutes ces admissions ne sont que le fruit du travail sérieux abattu par ces dignes et loyaux candidats. Nous ne saurons accepter que des enseignants innocents soient les agneaux du sacrifice dans un combat opposants des inspecteurs.»

La médiation de l’Inspecteur d’académie
Dans la journée d’hier lundi, l’inspecteur d’académie de Kolda a fait le déplacement pour entendre les différentes parties, à la suite d’une demande faite en ce sens par ses supérieurs hiérarchiques, mis au courant de l’affaire. L’inspecteur Mamadou Gou­diaby a séparément entendu l’inspecteur incriminé, ses autres collègues inspecteurs, le patron de la circonscription et les syndicats. Il n’a pris aucune décision, étant venu recueillir des éléments d’informations constitutifs du rapport à envoyer à ses patrons.
Toutefois, M. Goudiaby a demandé aux syndicats de surseoir à leur plan d’actions et de rester à son écoute. Les syndicalistes, jusqu’à preuve du contraire, maintiennent leur plan d’actions de boycotter les cours au moins 48h par semaine.
akamara@lequotiien.sn

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