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L’exercice aurait été salutaire par l’innovation qu’il aurait introduite dans l’espace des partis politiques sénégalais. Hélas, depuis que l’annonce du processus de vente des cartes de l’Afp a été faite par le camarade secrétaire général Moustapha Niasse, à l’occasion d’une manifestation des jeunes du parti, le parti dans ses principaux démembrements s’est mis en branle, comme tout parti ayant les ambitions de l’Afp, et qui plus est dans l’espace politique sénégalais, marqué par une nette tendance à aller en coalition à l’occasion des joutes électorales.
Figurez-vous que depuis le démarrage de la vente des cartes au mois de mars, avril pour certains, ici à Dakar, il existe des responsables qui n’ont pas encore vu la couleur des cartes de l’Afp.
Les prétextes brandis pour cette situation surréaliste sont les uns plus dérisoires et choquants que les autres, au point que leurs auteurs eux-mêmes se gardent de les exprimer en public.
Dans le même temps, d’autres militants de l’Afp attributaires de cartes, sur la base de la première distribution faite sur des critères contestés avec véhémence devant la commission nationale de supervision, déroulent leurs opérations de placement et d’enrôlement avec des outils non conformes (registres, fiches …). Bref, chacun fait comme il le sent, comme il le veut. Pendant ce temps, on laisse faire l’improvisation, les calculs politiciens et autres faits peu orthodoxes d’ostracisme et de blocage au vu et au su de tout le monde. C’est inacceptable !
Pis, le parti laisse prospérer le déni de l’égalité entre militants, l’injustice pour ainsi dire. C’est comme si dans une course de 400m on permet à certains de prendre le départ 100m après la ligne départ, et qu’on indique la même ligne d’arrivée pour tous les concurrents.
Le terme du 30 juin initialement fixé pour la clôture du processus ne semble plus, en tout cas jusqu’à plus amples informations, tenir la route, car le second jeu de cartes imprimées aux frais du parti semble destiné à la nourriture des souris tapis quelque part. Le même sort leur est réservé. Elles ne voient l’ombre d’un responsable pour les récupérer, en tout cas à Dakar, ni pour le premier, encore moins pour le second jeu de cartes, nous n’en avons vu la couleur.
Le paradoxe aujourd’hui est qu’on donne les cartes à ceux (qui les gardent jalousement), qui sont, ou seront fatalement, en compétition avec d’autres qui en sont sevrés, et qui ont l’ambition du parti en bandoulière, pour la réélection du Président Macky Sall dès le 1er tour en 2019, et qui sont prêts à relever le défi politique de placer l’Afp sur orbite dès à présent, pour l’après-2019, afin de diriger le Sénégal et par conséquent perpétuer le legs de Moustapha Niasse.
Pour ces derniers et ils sont nombreux et j’en fais partie, il n’est pas question de rester impassible ou de bouder, ni d’abandonner devant une telle situation. Ce serait trop facile et ce serait la voie royale qui serait ainsi ouverte aux fossoyeurs du parti, construit au prix de tant d’efforts et de sacrifice par M. Moustapha Niasse, dont il me plaît de rappeler un passage de son immense discours prononcé à l’occasion du symposium national du parti tenu le 4 mars 2017 à Ngor Diarama. Il disait en substance ceci, parlant de nos missions à l’Afp : «L’engagement est généré par le sacerdoce qui se décline en missions au service de la noble cause du Peuple. Celui-ci doit être mobilisé dans la défense de ses propres intérêts grâce à un leadership démocratique, c’est-à-dire librement proposé et accepté. Cette démarche que l’Afp a toujours adoptée explique son ancrage populaire et ses succès électoraux, malgré les contingences négatives.»
Cette démarche de toujours de l’Afp doit être notre viatique, elle doit être préservée par tous, dans un vaste élan de solidarité, quel qu’en soit le prix.
Sentiments progressistes
Mamadou NDAO
Militant Afp Sicap Liberté 6

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