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Contrairement à l’annonce des autorités sénégalaises, la mise en circulation commerciale du Train express régional (Ter) ne peut pas se faire en avril 2020. C’est la conviction de l’ambassadeur de France, M. Philippe Lalliot, qui était l’invité de l’émission «Grand jury» de la Rfm.

Les Dakarois doivent prendre leur mal en patience. La mise en service définitive du Train express régional (Ter) en avril n’est pas techniquement faisable. Avant la mise en circulation commerciale, il faut d’abord régler un certain nombre de choses. Autrement dit, il va falloir le tester avec des allers-retours sur la ligne, vérifier la billettique, mais aussi le matériel informatique à installer. En effet, le Ter à partir d’avril, les Sénégalais doivent le voir circuler, mais pas à plein régime. Ce sont là les vérités crues de l’ambassadeur de France au Sénégal, opposées aux déclarations des autorités sénégalaises qui ont avancé cette nouvelle date. «Il reste à faire un certain nombre de choses qu’on ne voit pas, mais qui sont absolument indispensables pour que le train roule à son maximum de performance et en parfaite sécurité. L’impératif de la sécurité, il est absolu. On va faire circuler 100 mille personnes par jour avec ce train. Il faut que ce soit en parfaite sécurité», a expliqué Philippe Lalliot.
Invité hier de l’émission «Grand jury» de la Rfm, le diplôme a tenté de faire comprendre qu’un train de cette «sophistication», il y a un certain nombre de garanties à prendre avant sa mise en circulation. Après deux ans de travaux, il estime que les entreprises en charge de la construction sont sur le point de battre un record du monde en durée. «Très peu de chantiers dans le monde seraient à ce stade», a-t-il déclaré. Selon lui, les travaux sont allés vite dans la finalisation. Ce genre de train, ajoute-t-il, il en circule deux ou trois seulement dans le monde dont un au Danemark. Même la France est à un niveau de sophistication inférieure.
Répondant à ceux qui dénoncent «l’accaparement» des grands travaux de l’Etat par des entreprises françaises, Philippe Lalliot a soutenu que «ces marchés ne sont pas confiés par je ne sais quelle prébende». En fait, défend-il, ces entreprises françaises ont participé à des appels d’offres, puis sélectionnées en fonction de procédures de passation «transparentes et parfaitement concurrentielles».
Concernant la deuxième phase qui doit aller de Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diamniadio (Aibd), soit un trajet de 18 km, il a déclaré qu’elle doit être terminée avant les Jeux olympiques de la jeunesse de 2022. M Philippe Lalliot a rappelé que le Ter va désengorger Dakar. Il va y avoir un emploi durable autour de ce train, entre autres avantages.

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