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A l’ouverture prochaine des classes prévue en septembre, la Fondation Maarif veut définitivement arracher la gestion des établissements turcs installés au Sénégal des mains du groupe scolaire Yavuz Selim. Pour l’heure, ce transfert de gestion n’est pas juridiquement reconnu par les institutions sénégalaises. «La reconnaissance en tant que Fondation d’utilité publique au Sénégal de notre fondation, dont le recours a été déjà transmis par le ministère de l’Economie, des finances et du plan à la Cour suprême, va nous permettre d’exister juridiquement au Sénégal. Ce sera un honneur que ce statut nous soit accordé», a fait savoir Mahmut Ozdil, membre du Conseil d’administration de ladite Fondation. En conférence de presse hier à la résidence de l’ambassade, Nilgun Erdem Ari, ambassadrice de Turquie, a expliqué que «nous attendons une réponse positive sur ce sujet. Et sur ce, cela va débloquer tout et le transfert technique se fera très rapidement»,  promet-elle.
En attendant cet avis favorable de la Cour suprême, M. Ozdil est revenu sur les manifestations et sorties dans la presse des parents d’élèves après l’annonce des autorités d’Ankara. «La fermeture des écoles, ce n’est pas notre but. Jamais, on a parlé d’une fermeture. Ce n’est que de la désinformation», a-t-il soutenu. Sur les inquiétudes des parents d’élèves par rapport à l’inexpérience de la Fondation Maarif, créée à peine en moins d’une année, Mahmut Ozdil a loué les compétences de son pays dans le secteur de l’éducation. Il dit : «Il y a beaucoup de désinformation. La Turquie a une grande expérience dans le domaine de l’éducation.» Et de lâcher : «Notre fondation a été créée par une loi adoptée par la grande Assemblée nationale de Turquie en juin 2016, afin de répondre aux besoins en matière scolaire et y apporter des réponses innovantes.» Avant de poursuivre : «Nos élèves, leurs parents et nos enseignants peuvent être sûrs que toutes les mesures nécessaires seront adoptées afin de ne pas porter préjudice à leurs droits. Notre priorité est de fournir des prestations de qualité dont le but essentiel n’est pas lucratif, mais mélioratif.»
En écho, ambassadrice assure que «le cursus ne va pas changer. Et les enseignants sénégalais resteront», malgré le changement de direction. Parlant du sort des enseignants turcs, elle rappelle que «certains profs turcs, je ne sais pas s’ils sont toujours là et affiliés à l’organisation terroriste, ils ne peuvent pas rester».
msakine@lequotidien.sn

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