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Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

L’Afrique ne veut pas être à la traîne dans le domaine de la formation. Dans le souci d’avoir des ressources humaines de qualité dans les domaines de la santé de la mère et de l’enfance ainsi que la nutrition, développer une coopération scientifique et technique durable avec les institutions de recherche et des entreprises, le continent se dote de centres d’excellence créés à l’initiative de «la Banque mondiale pour soutenir la recherche, la formation de très haut niveau de l’Afrique». C’est dans ce cadre que le ministre de l’Ensei­gnement supérieur et de la recherche, Pr Mary Teuw Niane, a procédé hier au lancement des Centres d’excellence africains au Sénégal. Notre pays va d’ailleurs abriter deux des trois centres qu’il avait souhaité décrocher : le Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfance, logé à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, et le Centre d’excellence mathématique informatique, technologie de l’information et de communication (Cea-mitic) édifié à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.
La mise en  place de ces centres d’excellence vise aussi à mettre «en évidence des pôles de l’excellence qui vont au bout d’un temps devenir des pôles mondiaux».
Mary Teuw Niane soutient que pour «la santé de la mère et de l’enfance, l’impact est évident au niveau de la question de la réduction drastique de la mortalité, aussi bien quand la maman donne naissance à un enfant, mais aussi la mortalité infantile et en même temps pour l’accompagnement de l’enfant pour qu’il soit le mieux portant possible pour un meilleur futur possible». Ainsi, le Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfance (Cea-Samef) dispose de ressources humaines dévouées, qualifiées, privilégiant l’esprit d’équipe et l’équité en vue de fournir à l’Afrique et au monde, une nouvelle génération de compétences à même d’assurer des prestations de haut niveau, gage de développement.
Pour l’atteinte de ses objectifs, le Centre d’excellence mathématique information, technologie de l’information et de la communication s’appuiera sur l’apport de spécialistes pour renforcer l’encadrement des étudiants et des jeunes chercheurs. Sur cette même lancée, le ministre précise qu’«il y a un partenariat avec toutes les universités, les institutions de recherche, les institutions de formation, des partenaires privés et avec des partenaires internationaux et régionaux. Le Sénégal va développer au niveau du Pôle urbain de Diamniadio, un parc technologique qui s’appuie sur les mathématiques, la technologie, la communication».
Le Cea-mitic ambitionne de changer les dynamiques de l’accès à l’emploi en formant une main d’œuvre de qualité et en connectant tous les acteurs, demandeurs et prestataires de services dans les domaines des mathématiques, de l’information et de la communication sur lesquels l’université Gaston berger et ses partenaires possèdent une expertise confirmée.

4 milliards de financement
La qualité du travail est la preuve, d’après Pr Niane, «que ces centres sont en train de progresser rapidement». «Nous en sommes à la deuxièmes année, les résultats obtenus sont très positifs et ont un impact évidemment attendu sur les questions de santé publique, la santé de la mère et de l’enfance, et sur tout ce volet du plan Sénégal émergent, et sur le numérique pour lequel le Sénégal est évidemment un pays qui souhaite assumer un leadership africain», ajoute le ministre de l’En­sei­gnement supérieur et de la recherche.
Les centres d’excellence africains, «qui sont des centres nationaux», sont financés par la Banque mondiale pour un montant de huit millions de dollars (4 milliards de francs Cfa).
Stagiaire

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