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Abdoulayee Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale...

L’Association Yiiré Kessé lance la campagne «Je dis oui à ma santé». Une façon pour ses membres d’apporter leur contribution à ce vaste défi, qui consiste à éradiquer la violence conjugale. Ils comptent impliquer les imams, les Bajenu Gox, les associations de quartier pour disséminer leurs messages.

L’Association Yiiré Kessé supplie presque les femmes victimes de violences conjugales à réagir. Yiiré Kessé, qui veut dire nouvelle vision en pulaar, lance ainsi sa campagne «Je dis oui à la santé», dans le cadre de son projet de promotion et de défense des droits sexuels et reproductifs des femmes. Une façon bien à elle d’apporter sa contribution à ce fléau, qui malgré les combats des associations de femmes et l’existence d’un cadre juridique favorable aux droits des femmes, est plus qu’une réalité. Les femmes continuent de subir la violence dans leur foyer et souvent en silence du fait des pesanteurs sociales et d’une absence d’autonomie financière.
Dans une enquête reprise par l’Association Yiiré Kessé, il est noté que 27,5% des femmes déclarent souffrir de violence domestique. Seuls 20% prennent des décisions autonomes concernant leur propre santé et 25% d’entre elles ne peuvent pas décider de la planification familiale. Des chiffres qui en disent long sur la situation des femmes dans ce pays. Or, rappellent les acteurs de cette campagne, «la santé, c’est pouvoir décider de son corps, décider du mariage et d’avoir des enfants mais c’est aussi pouvoir recevoir des soins et être informé de ses droits», lit-on dans la note de presse. Yiiré Kessé, en partenariat avec la Fédération des associations féminines du Sénégal (Fafs), l’Association des juristes sénégalais (Ajs), apporte sa touche à travers l’information, l’éducation et la communication. Les acteurs ont ainsi mis à contribution les imams, les Bajenu Gox, les associations de quartier pour sensibiliser et informer les femmes de leurs droits mais aussi sensibiliser les hommes souvent principaux auteurs de cette violence des risques qu’ils encourent.
Pour ce faire, l’association n’a rien laissé au hasard, car elle a fait confectionner des flyers, produit une compilation musicale sur le thème de la violence conjugale, et réaliser une bande dessinée et un film. Des activités avec les associations de quartier sont également prévues pour disséminer l’information. Yiiré Kessé est une association, qui réalise des projets et programmes dans le domaine de l’éducation pour le développement en faveur des jeunes, qui promeut les droits humains et lutte contre les dangers de l’immigration. Elle intervient dans les communes de Grand-Yoff, Guédiawaye, dans la région de Ziguinchor, à Sédhiou, Vélingara, Kolda et Kaolack.
ndieng@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Mr Le Ministre a quand une clinique cardiologique digne de ce nom.
    Plus de 2.500.000 sénégalais sont atteints de maladies cardiologiques ( avec, cardiopathies diverses)et ceci a travers les régions du pays.
    Vous vous focalisez trop sur mes maladies qui sont maîtrisées avec des cliniques partout, contrairement aux pathologies cardiologique qui coûtent beaucoup trop chères et peu de prises en charge.

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