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Venus de Pikine, des Parcelles Assainies, de Guédiawaye, de Golf, Ouakam, Grand Dakar, Djily Mbaye, les 37 candidats de Summer pencc, édition 2017, ont gratifié leur public de courts métrages forts en plaidoyer. Au nombre de 7, les films ont entre autres porté sur la fin de la pédophilie dans les familles sénégalaises, mais aussi sur les filles qui souvent subissent des violences au sein de ces familles. «Cette année, le thème choisi est ‘’Les filles aux commandes’’. Et les sujets concernent surtout les filles. La pédophilie, la scolarisation des jeunes filles, les mariages forcés, la déperdition scolaire, la traite des enfants…», a expliqué Adams Sie, initiateur du Summer pencc. Il ajoute : «Dans le domaine de l’audiovisuel, nous avons vu que la présence des filles est très minime. Aussi avons-nous fait une discrimination positive, en choisissant 27 filles sur 10 garçons comme candidats. Dans le cinéma, les femmes sont souvent des actrices, et nous voulons qu‘elles accèdent aux postes clés.»
Basé sur le divertissement éducatif, Summer pencc entend surtout montrer un nouveau visage de l’enfant africain qui, très souvent, est peint sous un mauvais visage et draine de lourds complexes. «En formant ces enfants, nous faisons en sorte que même les Américains ailleurs puissent les regarder et savoir que nos enfants africains ne sommes pas laissés en rade», a précisé Adams Sie. Repré­sentante résidente de l’Unicef, Layli Mochiri a salué l’initiative du Summer pencc qui, à son avis, participe au droit fondamental de l’enfant et leur permet d’exprimer leurs opinions. «En réunissant les enfants autour d’activités qui allient divertissement et éducation, vous contribuez fondamentalement à leur doter de compétences pour non seulement leur auto-prise en charge, mais aussi pour leur contribution au bien-être de leurs frères et sœurs à travers l’utilisation de procédés audiovisuels et numériques pour produire des films d’information, d’éveille et d’éducation sur des thématiques aussi importantes comme le mariage des enfants, les violences faites aux filles, l’éducation des jeunes filles, les traites des enfants et ainsi de suite», a-t-elle dit à l’endroit des organisateurs qui ont également été félicités par le représentant de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance, Mame Ngor Diouf.
«Cette initiative promeut les enfants et la réalisation de leurs droits et participe à l’éducation aux médias», a-t-il remarqué. Et dans un contexte marqué par la violence verbale, l’insolence au niveau des réseaux sociaux, M. Diouf se réjouit que Summer pencc offre l’opportunité d’éduquer les enfants par rapport à une utilisation responsable des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. «Nous vous invitons à sensibiliser vos camarades pour éduquer. Nous félicitons l’initiative pour faire en sorte que cela soit au niveau national. A l’arrivée, ce sont les enfants qui y gagnent», a-t-il dit. Le représentant du ministre de la Culture et de la communication et par ailleurs directeur du Monument de la Renaissance, Racine Senghor, a quant à lui relevé l’incarnation parfaite des idéaux de Summer pencc avec ceux du ministère. «Il s’agit de construire l’enfant, de le libérer, de l’éduquer, de l’aider à grandir et de le porter très haut, exactement comme le fait la statue du Monument de la Renais­sance Africaine», a mentionné Racine Senghor.
aly@lequotidien.sn

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