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L’artiste Médoune K a procédé hier à la présentation de son album intitulé «Taw fekh». A travers l’opus composé de 7 titres, l’auteur associe les paroles religieuses et les instruments. Ce, «pour montrer que les chants religieux peuvent aussi être accompagnés d’instruments sans pour autant sortir de ce cadre».

Apporter de nouvelles sonorités, des sonorités autres que celles qu’on a l’habitude d’entendre dans le paysage musical sénégalais : C’est l’ambition de Médou­ne K qui vient de sortir son premier album Taw fekh. Ce joyau reflète essentiellement une volonté de l’auteur de «montrer aux auditeurs que les chants religieux peuvent aussi être bel et bien accompagnés d’instruments sans pour autant sortir du cadre religieux». L’opus est principalement composé d’instruments afro-arabes et de poèmes sur le saint prophète Mou­hamed (Psl) et sur son fidèle serviteur Khadimoul Rassoul. Dans sa musique, il associe donc les paroles religieuses avec des instruments modernes, «ce qui n’est pas du tout habituel sous nos cieux».
Sur cet album, on sent un peu de la musique orientale, du métissage d’instruments avec le tabala, du xalam, de la percussion arabe, le violon… «Main­tenant, on a tendance à confondre la musique mouride, celle du Khadria, du Niassène etc. Le tabala appartient aux khadres, mais les mourides l’utilisent maintenant, le khine (Ndrl : famille sabar) est aux mourides, mais les khadres l’utilisent, ainsi de suite», explique William Ba­dji. Et l’arrangeur de Tawf fekh d’ajouter : «Il y a tout un mélange et moi j’ai voulu dispatcher les confréries. C’est une seule religion, mais quand même il y a des différences dans leur concept musical. J’ai essayé de rassembler tout ça dans son produit.» Et pourquoi avoir donné le titre Taw fekh (Ndlr : bien-être) à l’album ? «C’est une sorte de délivrance et d’élévation spirituelle de l’âme», selon Médoune. «Cette dernière était essoufflée en quelque sorte par ces musiques modernes qui ne nourrissent que le corps», mentionne-t-il.
L’opus est composé de 7 titres dont Alkhourãnoul karîm, qui est un poème énumérant les noms du prophète. Il y a aussi Di-anl roudiou-i, qui décrit le retour de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, avec toute l’euphorie qu’il y avait lors de l’accueil. Dans Asmãoul housnã, l’artiste propose les paroles du saint homme de la Médina, Thierno Mouhamoul Abdalahi. Serigne Touba amoul morôm, composé de 12 vers, décrit les faveurs que Cheikh Ahmadou Bamba a obtenues du créateur de l’univers. Con­cer­nant la promotion de son album, l’enfant de la Médina prévoit de faire prochainement le lancement national et international.
Stagiaire

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