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La chanteuse Kalsoum a invité les femmes à découvrir son talent à travers son premier opus «Culture». Com­po­sé de 11 titres, il est un mélange d’afro, de jazz et de soul.

La chanteuse Kalsoum a sa manière à elle de célébrer la Journée internationale de la femme. Elle a pris l’initiative avant-hier à l’occasion du 8 mars de lancer son nouvel album, Culture. Cela était la première activité de son concept Kif kif, mis en place en début d’année, et dont l’objectif est de mettre l’accent sur cet opus, mais également pour célébrer l’artiste et son œuvre ainsi que son engagement pour la cause de la femme. «La journée ne suffit même pas pour nous célébrer, mais j’en profite pour montrer que nous les femmes, nous avons beaucoup de choses à apporter au pays, nous sommes des femmes battantes», a-t-elle expliqué, en marge de la présentation de son opus. Dont les titres sont au nombre de 11. Ils concernent Bopp sa bopp, où elle conscientise la société sénégalaise «qui rejette les gens avec les maigres moyens et privilégie les riches». Dans Sida, elle explique la maladie, ses causes et conséquences. «Le Sida est sans avenir, donc vaut mieux prévenir que guérir», fait-elle savoir. Pour son titre, Coow li, elle appelle à l’union des forces pour un Sénégal meilleur, que ce soit les politiciens, les musiciens… Quid du titre éponyme de l’album ? C’est Culture, parce que «nous avons perdu toutes les valeurs de nos jours. Les parents ne discutent plus avec leur progéniture pour transmettre le legs de nos ancêtres. Nous avons abandonné notre culture. C’est pourquoi nous rencontrons d’énormes difficultés dans cette vie», déclare-t-elle.
Dans Culture, Oumou Kalsoum Diouf, son nom à l’état civil, fait un mélange original. De l’afro en passant par le jazz et le soul, elle fait découvrir son talent musical. «Il y a le reggae, le rap, salsa, dans ma musique, mais toujours est-il que quand on l’écoute dans le fond, on sent le jazz. C’est ça mon identité. J’évolue dans toutes les musiques», a-t-elle dit.
C’est dès le bas âge, sous l’influence d’un oncle rappeur, que Kalsoum a commencé à s’intéresser à la musique. A ses débuts, elle faisait partie d’un groupe de rap de la banlieue dénommé Mauvais Esprit. «Je fréquentais les rappeurs. En 2009, j’ai sorti un single avec une copine. C’est en 2011 que j’ai réellement débuté ma carrière», révèle Mme Diouf. Avant de renseigner qu’elle est en train de préparer des tournées régionales ainsi que son deuxième album.
mfkebe@lequotidien.sn

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