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Le Sénégal va bientôt renforcer sa production hydraulique avec la pose hier, de la première canalisation des travaux de la nouvelle usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval (Kms3), par le président de la République Macky Sall. Un ouvrage qui, selon le Président Sall, va apporter une réponse durable aux lancinants problèmes de l’alimentation en eau potable de localités stratégiques, telles que Dakar, Thiès et la Petite-Côte. Il reste d’avis que le projet Kms3 est «une action efficace et efficiente parce que découlant du plan Sénégal émergent, notre référentiel de politique économique et social, fruit d’un diagnostic territorial inclusif qui nous a permis d’avoir une cartographie complète des préoccupations de nos compatriotes». «Voilà pourquoi je suis particulièrement heureux de présider cette cérémonie qui s’inscrit dans notre ambition de garantir à tous nos concitoyens, un accès équitable à l’eau potable gage d’un développement durable et d’épanouissement des populations», justifie-t-il. Signalant que le projet Kms3 a parcouru un long chemin, le chef de l’Etat de rappeler : «Depuis le projet sectoriel Eau au Programme eau potable et assainissement pour le millénaire (Pepam) en passant par le programme eau à long terme, que de réalisations faites». Mais ajoutera-t-il,  «grâce à cet ouvrage exceptionnel, cette infrastructure, dénommée Keur Momar Sarr 3 qui sera la troisième unité du genre, réalisé sur le Lac de Guiers et à partir duquel nous assurons déjà la couverture de plus de 60% des populations de besoins en eau de la capitale Dakar». Une volonté qui témoigne, selon lui, de son option stratégique de faire de la région de Thiès, «un hub multidimensionnel et un pôle de développement dynamique capable de jouer son rôle d’impulsion dans notre quête d’une prospérité durable et solidaire». Et de se réjouir : «Ce choix commence à porter ses fruits.» En effet, explique-t-il, «grâce à ses potentialités ainsi que la réalisation d’infrastructures et d’équipements modernes dans les secteurs-clés des transports terrestres et aériens, de l’agriculture, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, de l’énergie, Thiès est en train de s’affirmer comme espace attractif pivot central de notre politique d’aménagement et de développement durable de territoire». Et dans le domaine spécifique de l’hydraulique et de l’assainissement, poursuit le président de la République, «la région de Thiès occupe une place très importante en ce qu’elle abrite des ouvrages majeurs facilitant la connectivité hydraulique entre les différents systèmes d’alimentation en eau potable de Dakar». Il s’agit, selon lui, «du suppresseur de Mékhé, d’une importante batterie de forages dans les zones de Pout, Kirène et Kelle…».
Le chef de l’Etat Macky Sall, a par ailleurs exprimé toute sa satisfaction de présider la cérémonie de lancement des travaux de l’usine de traitement d’eau potable Kms3. Car a-t-il rappelé, «après avoir procéder 13 ans auparavant, en ma qualité de ministre d’Etat en charge du secteur de l’Hydraulique, à la mise en service de la 2e usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr, j’ai le plaisir de lancer aujourd’hui, les travaux de ce projet capital dans le but d’augmenter la capacité installée sur cette partie du Lac de 150%». Un projet qui, selon lui, va contribuer à renforcer significativement «nos bonnes performances en matière d’assainissement et d’hydraulique urbaine». Et de renseigner : «Les excellentes performances du Sénégal en matière d’accés à l’eau potable en milieu urbain, grâce au Pepam qui a permis à notre pays de figurer au rang des pays ayant atteint la cible Eau des objectifs du millénaire pour le développement avec des taux d’accès de 98,5%, pour Dakar urbain, 88,20% pour la zone périurbaine et rurale de Dakar et 79, 20% pour les centres urbains de l’intérieur du pays». Lesquelles performances, poursuit-il, «figurent parmi les plus élevées en Afrique subsaharienne».

Il reste des défis à relever
Toutefois, indique le Président Sall, «il nous reste des défis à relever». Des défis marqués, selon lui, «par une très forte augmentation de la demande du fait de la croissance démographique, mais aussi des nombreux besoins liés au développement et aux activités économiques». Et devant une telle situation, poursuit-il, «le ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement a su apporter à titre transitoire une solution adaptée, à travers la mobilisation dès 2014, d’une production suplémentaire de 95 000 m3/j pour l’agglomération dakaroise à travers différentes phases d’urgence». Le projet Kms3 constitue, selon lui, «une réponse pertinente et durable en matière d’alimentation en eau potable. Kms3, avec une production de 200 000 m3/j, sera incontestablement le projet le plus important en matière d’hydraulique urbaine depuis notre indépendance. Ce projet, d’un coût global de 274 milliards de F Cfa, dotera le Sénégal de la plus grande usine de production d’eau jamais réalisée et permettra à plus de 85 mille ménages d’avoir accés à une eau potable de qualité et en quantité suffisante». Il termine par rappeler au ministère de l’Hydraulique, «l’impératif de sauvegarder l’équilibre financier du sous secteur tout en préservant une politique de tarification sociale». A ce titre, il demandera au gouvernement d’accorder «au-delà des indemnisations de personnes affectées par le projet et entièrement prises en charge par l’Etat, une rétrocession des prêts à la Sones à hauteur de 85% du montant total afin de lui permettre de réaliser d’autres chantiers importants, notamment le programme spécial de Dakar».
nfniang@lequotidien.sn

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