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C’est ce dimanche qu’est prévu le premier vol marquant le lancement du projet d’un hub aérien régional autour de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). L’annonce a été faite jeudi par le directeur général d’Air Sénégal. Face à la presse, Ibrahima Kane a signalé que ce hub aérien se caractérise essentiellement par un changement d’horaires qui fera que les vols pour l’Europe et pour l’intercontinental vont partir de Dakar la nuit, au-delà de 00h. Une stratégie qui, à l’en croire, «vise à satisfaire la demande des passagers d’Air Sénégal, mais aussi à participer à l’installation du hub de Dakar. Cela veut dire que le passager qui va quitter Dakar le soir sera en mesure d’aller en Europe. Celui qui va quitter l’Europe va revenir ici (Sénégal) avant 14h avec toutes les possibilités de continuer son voyage s’il le désire. C’est cela que l’on appelle le hub». Selon le patron d’Air Sénégal, «le passager a toute la latitude de faire une correspondance s’il en a besoin pour aller sur les autres villes de la sous-région que sont Abidjan, Bamako, Conakry, Banjul, Nouakchott, Ouagadougou», entre autres destinations. Une nouvelle stratégie qui, selon M. Kane, «va commencer à être mise en œuvre dès le 27 octobre 2019 et qui va progressivement être déployée sur l’ensemble des destinations d’Air Sénégal en Afrique, mais également renforcer les nouvelles destinations que la compagnie va ouvrir d’ici la fin de l’année, notamment Casablanca, Marseille, Barcelone et également Accra, Lagos, Niamey et Abuja». En effet, note-t-il, «Air Sénégal, cumulée au projet de la plateforme aéroportuaire de Diass, plus le projet des aéroports domestiques de la rénovation, constitue le projet Dakar hub aérien qui est partie intégrante des 27 projets phare du Plan Sénégal émergent. Nous sommes déjà à 1,3 milliard en termes de coût global du projet. C’est un projet majeur pour l’économie nationale avec un impact absolument majeur sur l’emploi et les exportations, mais également sur le tourisme et la formation, parce que nous allons avoir toute la partie technique concernant l’aérien qui sera aussi développée».
Un projet largement salué par le ministre du Tourisme et des transports aériens, Alioune Sarr, qui reste d’avis qu’il «s’agit d’une option politique économique importante qui est de faire du Sénégal le premier hub aérien de la sous-région. Ce qui veut dire de manière claire qu’il y a un travail de leadership qui doit être engagé pour nous permettre de nous imposer dans ce marché de compétition. Et cela suppose d’abord la mobilisation de tous les acteurs». Surtout, estime-t-il, «l’Organi­sa­tion mondiale de l’aviation civile a démontré que chaque fois que 100 emplois sont créés dans le transport aérien, c’est 600 autres emplois qui sont créés dans les autres secteurs entre les services passagers de l’agroalimentaire, l’artisanat les industries aéroportuaires». Des retombées qui, selon le ministre Alioune Sarr, ne tiennent pas en compte de «la facilité de déplacement des investisseurs qu’offre le hub aérien». Le ministre exhorte ainsi la compagnie Air Sénégal à «hisser haut la barre pour mieux faire face à la compétition». Il conseille aux responsables de la compagnie de ne pas dormir sur leurs lauriers, puisqu’ils sont en permanence en compétition. Pour M. Sarr, «ce hub aérien aura un impact important sur l’économie de notre pays parce qu’il est démontré que la moitié des passagers qui prennent l’avion ce sont des touristes. Donc l’augmentation du trafic au niveau du hub aérien va impacter l’économie touristique du pays».

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