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Marie Odile Sène Kantoussan, Dg Cgf Bourse

La Compagnie de gestion financière et de Bourse (Cgf Bourse) et Cgf Gestion ont lancé hier, le Fonds commun de placement (Fcp) Al Baraka.  Ce produit de financement «innovateur» entend répondre aux attentes des investisseurs et épargnants  souhaitant investir en Bourse mais qui hésitaient à le faire du fait de leur conviction religieuse. D’après Marie Odile Sène Kantoussan, directrice générale de Cgf Bourse, Fcp Al Baraka est conçu pour permettre aux investisseurs désirant effectuer des placements dans des produits financiers  qui respectent les principes de la Charia, d’investir en Bourse. Le produit accessible aux épargnants de toutes confessions est également, ouvert aux investisseurs institutionnels et aux trésoriers d’entreprises du Sénégal, des pays membres de l’Uemoa et de la diaspora.  Al Baraka est, explique le directeur général de Sgf gestion, un fonds à dominante actions, qui investit dans les produits financiers conformes aux exigences de la loi islamique  (Charia) en termes de structuration et de rémunération ainsi que dans les limites fixées par la règlementation et l’orientation de gestion. Il s’agit de 70% en actions sélectionnées pour leur caractère halal et le reste en liquidité ou titres de créances islamiques notamment les obligations islamiques (Sukuks). «Le Fcp Al Baraka est un véhicule  de placement collectif, offrant de réelles opportunités de rémunération de l’épargne individuelle comme collective», a dit Kalidou Diallo.
La particularité avec ce mode de financement ou d’épargne  réside entre autres, dans son accompagnement par  un comité de conformité (Charia) composé d’éminents érudits en finance islamique et présidé par l’imam Thierno Seydou Nourou Tall, imam ratib de la grande mosquée omarienne, pour certifier la conformité du Fcp Al Baraka aux principes du droit musulman.
Ce système financier islamique se fonde sur cinq principes majeurs. Il s’agit de l’interdiction de l’intérêt et de l’usure (riba), le partage des pertes et des profits, l’interdiction des secteurs d’activités illicites (alcool, armement, jeu de hasard,…), l’interdiction du risque excessif et de la spéculation et enfin l’adossement à un actif tangible.
ksonko@lequotidien.sn

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