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Hier, le rappeur Yolass a lancé au Grand Théâtre national son single «Macky mougui job». Sur ce tube déjà «clipé», il montre les réalisations du Président Sall ainsi que ses chantiers. Aussi, avec ses amis de la banlieue, ils disent vouloir faire en sorte que les jeunes qui ne connaissent pas encore la prison ne soient pas incarcérés. Leur ambition, c’est également de conscientiser ceux déjà sortis de prison pour qu’ils n’y retournent pas. C’est en résumé l’objectif que s’est fixé le mouvement «Nioune akk yeene», né depuis 2008, mais qui vient officiellement de se lancer avec des objectifs plus précis.

Les conditions de détention des prisonniers sénégalais inquiètent les anciens détenus. Hier au Grand Théâtre national, le mouvement «Nioune akk yeene» a été officiellement lancé par le rappeur Yolass, ancien détenu, en collaboration avec des membres de ce mouvement. Né depuis 2008, il vise à conscientiser les jeunes qui n’ont jamais connu la prison pour qu’ils ne vivent pas cet enfer. De même que ceux qui ont connu l’emprisonnement pour qu’ils n’y retournent pas. Ce mouvement permettra par ailleurs de faire des caravanes pour rencontrer les détenus au sein des prisons, leur parler pour connaître les difficultés auxquelles ils font face en vue de les aider. «On dit souvent qu’on ne peut se réinsérer que par soi-même. Il ne faut pas se soucier du regard de la société, il faut se battre. Moi, c’est en prison que j’ai commencé à chanter», assure Waly Faye alias Yolass, artiste, rappeur.
Oumar Diop, coordonnateur du mouvement, a précisé qu’en 2008 «Nioune akk yeene» n’était qu’une association qui a rencontré un mouvement «Sunu­way» avec qui il partage le même principe. Et à un moment donné, ils se sont dit pourquoi ne pas jumeler les deux pour travailler ensemble. L’ancien régisseur du camp pénal, Diadji Ndiaye, qui a rehaussé de sa présence cette rencontre, a soutenu que «les anciens détenus sont des êtres humains comme nous». «Il faut dans la mentalité sénégalaise que les gens sachent que les sortants de prison qui ont été formés, il faut tenter de les réinsérer et de ne pas les craindre», a dit M. Ndiaye. Il souhaite d’ailleurs la création d’un centre de réinsertion.
En ce qui concerne le mouvement, Cheikh Tidiane Sall, secrétaire général de «Nioune akk yeene», informe qu’il se peut que «ça devienne politique parce que ce que nous avons vu durant ces 5 ans, ce qui se passe, nous n’allons laisser ni Y’en a marre ni Mankoo le détruire. Nous allons nous battre pour que le Président continue son travail, car ce qu’il a fait nous suffit déjà. Nous allons défier Y’en a marre.»

«Macky mougui job»
En prélude à la sortie de son album, le rappeur Yolass a saisi l’occasion de cette rencontre pour lancer son single dénommé Macky mougui job. Sur le clip, l’artiste montre les réalisations du Président Sall ainsi que ses chantiers. Quant à l’album, baptisé Ndank ndank, il sera disponible après le ramadan et composé de 19 titres. Outre le morceau Macky mougui job, il y traite des thèmes de société : «En tant qu’acteur culturel, on se doit de faire part des réalisations de notre Président pour que le Peuple sénégalais en prenne conscience. J’y ai bien réfléchi et je me suis dit pourquoi ne pas intégrer ça dans l’album.» C’est ce qui a justifié la réalisation de ce single. «Depuis 1960 au Sénégal, on voit rarement des artistes soutenir le pouvoir. Ils sont tout le temps en train de critiquer. Mais pourquoi ne pas sortir le côté positif de ce qu’il a fait ? Il n’y a aucun politicien qui m’a donné de l’argent pour faire ce que j’ai fait», ajoute Yolass. Il souligne tout de même que les seules aides qu’ils ont reçues viennent du maire de Doumga Lao et non moins administrateur général du Grand Théâtre national, Keyssi Bousso, et de Diadji Ndiaye.
Stagiaire

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